bulletin de l'international

27 octobre 2011

l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord(OTAN) et ses mercenaires crient victoire

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) et ses mercenaires crient victoire en Libye, quelle blague !

 

Depuis une semaine, le 20 octobre, jour de l’assassinat de Mouammar Kadaffi, leader de la révolution libyenne et héros de la résistance contre les envahisseurs impérialistes et leurs créatures CNTiens, le désormais célèbre trio criminel de guerre, Sarkozy, Cameron et Obama,  l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN) et leurs medias serviles jubilent et pavoisent après leur prétendue victoire en Libye. La victoire sur qui ? En assassinant Muammar Kadaffi, son fils Muatassem an de son le ministre de la défense Abu Baker Younès ? Certes, ces trois personnages sont des symboles de la lutte contre l’invasion impérialiste, mais ceux qui ont juré de chasser les agresseurs occidentaux et leurs hommes de main n’ont pas encore dit leur dernier mot.  D’ailleurs, nous avons envie de demander à ces psychopathes OTANIENS meurtriers d’enfants, de femmes et de populations civiles, que faites-vous donc du peuple libyen qui a refusé pendant plus de huit mois, de courber l’échine devant votre machine destructrice? Que faites-vous donc de la résistance héroïque, de ces hommes et de ces femmes volontaires qui ont combattu et qui continuent à combattre sur tous les fronts, de ces grandes tribus libyennes qui sont restées fidèles au leader et qui ont juré de le venger tôt ou tard, des Touareges et de tous ceux, dans le monde arabo musulman et en Afrique subsaharienne, qui se reconnaissent dans le combat et dans les idées de la révolution du 1 septembre 1969  ? Dimanche dernier, les mercenaires CNTiens fêtent la soi-disant libération de la Libye, pourquoi, ces mêmes mercenaires CNTiens supplient-ils leurs maîtres otaniens de ne pas les abandonner à leur sort et ce jusqu’à nouvel ordre ?      

 

Franchement, cette mise en scène digne des grandes productions hollywoodiennes sur la prétendue victoire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et de ses agents autochtones ne trompe évidemment que les aveugles, les sourd-muets et tous ceux qui ont déjà été bernés par la propagande menée tous azimuts par les planistes et  les stratèges de la guerre psychologique dépendant de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN). À examiner les choses attentivement, c’est plutôt une tout autre réalité qui parle sur le terrain, et cette réalité est de correspondre aux feuilletons de science fiction de CNN, la BBC, Al Jazeera. Ceux qui suivent les informations sur la Libye en dehors des media serviles qui sont à la botte des Etats membres de  l’Organsiation Terrosriste de l’Atlantique Nord, constatent et voient autre chose sur le terrain, qu’il y a quotidiennement des combats partout et la résistance libyenne est plus que jamais active et déterminée à chasser les envahisseurs impérialistes et leurs agents autochtones CNTiens. L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ses agents spéciaux, français, anglais, qatariotes et leurs mercenaires CNTiens contrôlent à peine 10% du territoire et le 90%, c’est-à-dire tout le sud libyen est sous la bannière verte.  Les combats continuent donc et tous les jours des mercenaires CNTiens et des agents spéciaux étrangers, français, anglais et qatariotes se font tuer par les résistants libyens. Curieusement, de tous ces morts, les medias otaniens n’en parlent jamais. La réalité sur le terrain que les criminels et les sanguinaires de l’Organsiation Terroriste de l’Atlantique Nord cherchent à occulter par des célébrations et des fanfaronnades, c’est celle de la défaite et de la débandade et non pas de la vicitoire tant annoncée, car cette association criminelle  en bande organisée(Sarkozy, Cameron, Obama) a beau se réjouir de la mort d’un homme, mais elle ne tuera jamais ni les idées du leader libyen ni à fortiori la volonté de son peuple déterminé à lutter, coûte que coûte, contre les envahisseurs impérialistes et leurs marionnettes CNTiens. Cette campagne médiatique menée tambour battant par les medias de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord sur leur prétendue victoire après l’assassinat de Mouammar Kadhafi vise dans un premier lieu à saper le moral de la résistance libyenne qui s’organise et qui est en train d’asséner ses coups aux traîtres CNTiens et dans un second lieu, à manipuler mentalement et psychiquement les masses et les opinions publiques en Occident, dans les pays arabes et africains et au-delà l’opinion mondiale.

 

Quand le trio de la bande criminelle en bande organisée(Sarkozy, Cameron, Obama) et les responsables de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN) prononcent le mot victoire, ce mot sorti de leur bouche veut dire une seule, semer la mort et la destruction, tuer des dizaines de milliers de civils, détruire et raser des pays et des villes.  C’est dans ce sens qu’il faut traduire le mot quand il est prononcé par les impérialistes occidentaux. Car, ces psychopathes otaniens, ils n’ont rien compris au jeu et ils essaient de brouiller les pistes pour mieux cacher plutôt leur défaite et eur désarroi sur le terrain. Car, il faut bien comprendre, bombarder à une altitude de 5000 ou de 10 000 pieds, semer la mort la désolation parmi les populations civiles, se faire accepter par les peuples envahis en est une autre, surtout s’agissant des peuples ayant vécue une longue histoire anticoloniale. Ceux qui crient aujourd’hui victoire en Libye, ce sont des amnésiques et ils ont la mémoire courte comme si nous n’avions pas vu déjà leur prétendue victoire en Afghanistan et en Irak. Depuis les deux guerres menées par les Etats-Unis et par l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, nous commençons maintenant à savoir ce que veut dire le mot victoire dans la bouche des envahisseurs impérialistes. Après l’invasion de l’Afghanistan en octobre 2001, les medias serviles de l’époque contrôlées par les pays impérialistes nous ont annoncé une ère nouvelle avec LEUR victoire sur leurs ennemis, qu’étaient leurs anciennes marionnettes, les Talibans. Dix ans plus tard, l’Organisation Terroristes de l’Atlantique Nord est toujours embourbée dans une guerre sans fin contre ceux que l’on croyait vaincus dix ans plus tôt. Souvenons-nous encore, le 1er mai 2003, un autre criminel de guerre dans la lignée des criminels de guerre du XXIème siècle, George W. Bush lançant le 1er mai 2003 sa fameuse « Mission accomplie » et aujourd’hui, huit ans après, la résistance irakienne ne faiblit pas et elle frappe là où elle veut et quand elle veut. Sans être un grand devin ou un grand marabout, la Libye va être un nouvel enfer pour les forces de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et pour ses mercenaires CNTiens , car dans une guérilla urbaine qui va être la nouvelle arme de combat de la résistance libyenne, la haute technologie militaire et le renseignement n’auront aucune utilité. Mao Tsé Toung, les Vietnamiens et les Coréens du Nord ont vite compris l’intérêt de cette guerre asymétrique dans la lutte conre la machin de guerre impérialiste.

 

Cette prétendue victoire de l'Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord en Libye,  c’est de la poudre aux yeux, c’est de la science fiction, c’est du cinéma façon Hollywood et AlJazeera. Pourquoi plus précisément l’idée de victoire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord est une idée simpliste et une fumisterie? Nous l’avons tous compris,  la propagande orchestrée par les stratèges de la guerre psychologique et des medias serviles et aux ordres de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord cherchent à focaliser les regards sur un seul homme, en l’occurrence Mouammar Kadaffi comme si le peuple libyen se réduisait à un seul homme, fût-il Muammar Kadaffi. Certes, Muammar Kadhafi est entré aujourd’hui dans l’histoire comme l’homme et le guide qui a refusé de se mettre à genoux face aux envahisseurs impérialistes de son pays et il est mort sur le champ de bataille dans sa ville natale Sirte, en devenant le Che Guevarra arabo africain et l’un des symboles de la résistance face à l’hégémonie impérialiste à travers le monde. Mais n’oublions pas, celui qui a résisté durant huit mois à l’agression impérialiste et qui a tenu tête à l’armada et à la machine de guerre la plu meurtrière de l’histoire, c’est d’abord et avant le peuple libyen lui-même. Les criminels de l'Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et leurs mercenaires du CNTiens ont certes réussi à tuer Mouammar Kadhafi mais elle ne pourront jamais venir à bout de tout un peuple ni à briser la flamme de sa résistance dans sa lutte contre les  envahisseurs impérialistes et leurs mercenaires CNTiens.

 

Si l’on examine les choses posément, on découvre que le tintamarre médiatique autour de l’assassinat de Mouammar Kadhafi n’est autre chose qu’un simple écran de fumée pour cacher la débandade et la capitulation de l'Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et de ses mercenaires du CNT. En réalité, après huit mois de bombardements incessants appelant une féroce résistance de la part du peuple libyen, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord n’en peut plus et elle était bout de ses forces et elle cherchait désespérément le moindre prétexte et une porte de sortie pour prendre la fuite. Comme en Irak, L4organsiaition Terroriste de l’Atlantique Nord achète des gros bras à Blackwater pour venir en aide à ses mercenaires CNTiens pour tuer des libyens en sachant que chaque mercenaires de Blackwater coûte 800 dollars pa jour hors assurance.  Non seulement la longue et patiente résistance du peuple libyenne a sapé le moral des envahisseurs et leurs marionnettes locales, et cela explique pourquoi les bombardements de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord deviennent au cours de ce conflit de plus en plus meurtriers et dévastateurs, elle a aussi saigné à blanc, en prolongeant la durée des opérations militaires, les États membres de cette organisation criminelle qui pensaient venir à bout du régime libyen au bout de deux semaines seulement.  En effet, les trois criminels de guerre, Sarkozy, Cameron et Obama tablaient au départ sur un blitzkrieg contre le Jamahiriya, sur une guerre de 6 heures au lieu de six mois mais ils n’avaient prévu ni la résistance du peuple libyen ni son degré d’attachement à son guide et à son régime. Lors de l guerre d’Irak, le criminel de guerre Rumsfeld pensait lui aussi que la guerre allait durer pas plus de six jours.

 

Après l’assassinat de Mouammar Kadhafi, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord pensait crier victoire comme s’elle n’avait pas détruit 90% d’un pays jadis riche et prospère en cherchant à vendre par l‘intermédiaire de ses médias serviles, comme elle l’avait fait dix ans en arrière pour l’Afghanistan et huit ans pour l’Irak, l’idée que la guerre en Libye est à présent terminée et qu’une nouvelle page vient d’être tournée dans ce pays. Encore une fois, l’idée que la fin de la guerre en Libye s’apparente davantage à une mise ne scène médiatique et à une super production hollywoodienne qu’à une réalité vécue et ressentie sur le terrain. Cette guerre impérialiste contre le Jamahiriya a non seulement engendré un esprit de résistance et ravivé les souvenirs de la lutte anticoloniale au début du XXème sicle contre, elle a aussi fait voler en éclats la société libyenne. On voit mal comment les marionnettes à la solde des membres agresseurs de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord peuvent dominer une situation aussi complexe et aussi explosive en effaçant avec une baguette magique les stigmates d’une guerre qui a fait environ 90 000 victimes en majorité des femmes et des enfants, qui a exacerbé les rivalités tribales et qui a engendré par voie de conséquence un mouvement de résistance qui crie vengeance pour l’assassinat de son guide et de son chef et dont les actions vont sûrement s’intensifier dans les jours et les semaines à venir et vont prendre pour cibles les symboles du nouveau « pouvoir » CNTiens. 

 

Curieuse victoire annoncée par le trio criminel(Sarkozy, Cameron, Obama) et l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, puisque les dernières nouvelles font état de l’arrivée massif des mercenaires de Blackwater et débarquement des troupes qatariotes au sol. Cela veut dire concrètement que la victoire annoncée par l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et par ses mercenaires autochtones relève plus de la propagande et de la guerre psychologique qu’autre chose et il y a fort à parier que la vraie guerre de Libye ne fait que commencer et qu’elle promet d’être le nouveau bourbier, après l’Afghanistan et l’Irak, pour les envahisseurs impérialistes occidentaux.

 

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN), Mouammar Kadhafi, Libye, CNT, guerre, impérialisme, résistance

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01 septembre 2011

Les 60 pays amis des rats de Benghazi planchent sur le butin à partager

Les 60 pays amis des rats de Benghazi planchent sur le butin à partager

 

jeudi 1er septembre 2011

 

La date du premier septembre n’a pas été choisie au hasard par les pays amis des rats de Benghazi et des rats tripolitains, les mercenaires de la CIA et de l’OTAN, puisqu’elle coïncide avec le 42ème anniversaire de la révolution libyenne conduite par le colonel Mouammar el Kadhafi contre le régime fantoche et corrompu du roi Idris Sanoussi. Les 60 pays amis des rats de Benghazi représentés par le CNT, réunis à Paris pour débattre de l’avenir de la nouvelle Libye font comme s’ils étaient les vainqueurs de la guerre civile et se comportent comme s’ils étaient les nouveaux maîtres de la Libye post-kadafite. Pour peu que l’on se penche sur la nature des régimes qui ont pris fait et cause pour les rats de Benghazi et pour les jihadistes de Tripoli, nous n’avons aucun mal à tirer la conclusion logique: c’est l’alliance entre d’une part un impérialisme occidental agonisant engagé dans une lutte à mort pour sauver ce qui peut être sauvé et d’autre part ses laquais dans le monde arabo musulman qui tremblent devant la montée des masses et des révoltes populaires qui menacent de balayer leurs régimes réactionnaires et moyenâgeux. C’est cette peur au ventre qui explique les comportements grégaires des classes dirigeants dans l’Occident capitaliste et celles des monarchies féodales du Golfe et de la Turquie Atlantiste.

 

Cette réunion de Paris en soutien aux rats de Benghazi fait immédiatement penser à la conférence de Berlin de 1884-1885 convoquée par le chancelier allemand Otto von Bismarck pour partager le continent africain entre les puissances impérialistes du moment, Grande Bretagne, France, Belgique, Portugal. Nous avons vu comment cette course à la colonisation de l’Afrique et autres contrées du monde a débouché sur la Première Guerre mondiale et ses millions de morts laissés sur les champs de bataille. Aujourd’hui, un siècle plus tard, le monde est confronté de nouveau au même dilemme et au même fléau que sont le capitalisme et son rejeton naturel l’impérialisme qui sèment la mort et la destruction un peu partout dans le monde. Le dernier épisode en date est la croisade impérialiste en Libye qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils sans parler des millions de morts causés par les précédents conflits armés menés par le militarisme et la soldatesque yankee et de ses satellites en Europe et ailleurs.

 

Les 60 pays réunis à Paris amis pour soi-disant aider les rats de Benghazi vont parler, disent-ils, de l’avenir de la Libye. Mais de quel avenir parlent-ils ? Celui promis par les rats de Benghazi qui représentent même pas 1% de la population ou celui de Mouammar Kadhafi qui a fait de la Libye un pays moderne, qui a tenu tête à six mois de bombardements intensifs et qui a refusé de se mettre les genoux à terre ? La nouvelle Libye des rats de Benghazi, tout le monde peut deviner ce qu’elle sera si par malheur ces mercenaires autochtones de l’OTAN et de la CIA parviendront à prendre réellement le pouvoir à Tripoli, la nouvelle Libye sera une nouvelle colonie comme le sont aujourd’hui le Kosovo et les anciens pays d’Europe de l’Est. Les deux premières mesures que comptent prendre les rats de Benghazi, conformément aux desiderata de leurs maîtres à Washington Londres et Paris, sont faciles à deviner et elles ne sont plus un secret de polichinelle, 1°) la privatisation de la compagnie nationale du pétrole et 2°) la banque centrale libyenne.

 

Tout compte fait, les 160 millions d’euros que le nouveau rambo et le napoléonite Sarkozy a dépensés pour faire sa guerre contre le régime du colonel Kadaffi reviendront de facto multipliés par dix à la compagnie française Total qui se taillera la part de lion en supplantant les autres compagnies pétrolières et notamment la compagnie du pétrole italienne ENI. Il ne faut pas être un grand marabout pour devenir ce que sera la nouvelle Libye voulue par les rats de Benghazi et leurs maîtres impérialistes, un seul mot suffit pour le qualifier : PILLAGE. Toute la question est de savoir si le peuple libyen connu pour son nationalisme et son anticolonialisme laissera faire les rats de Benghazi et leurs maîtres. Rien n’est moins sûr. En tout cas, ce sont les jours et les mois à venir qui le diront.    

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Libye, rats de Benghazi, OTAN, agression, impérialisme.     

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27 août 2011

guerre colniale en Libye: origines et cheminement vers le scénario irako-afghan

Guerre coloniale en Libye :

Origines et cheminement vers le scénario irako-afghan

 

Samedi 27 août 2011

 

L’initiateur de la guerre contre le régime du colonel Kadhafi, le napoléonite Sarkozy n’est pas allé par quatre chemins et il s’est littéralement trahi en disant que la guerre actuelle contre la Libye, c’est « sa » guerre à lui. Se démarquant légèrement d’un autre criminel de guerre Georges Bush qui a mené sa croisade contre le régime de Saddam Hussein au nom de la démocratie et du nettoyage de ce pays de ses armes de destruction massives, ADM, les deux nouveaux criminels de guerre français et anglais, Sarkozy et Cameron ont justifié leur agression contre par les puissances impérialistes le peuple libyen et de renverser le régime du colonel Kadhafi au nom de l’humanitarisme et de la protection des populations civiles. Il faut rappeler que l’humanitarisme impérialiste a été inventé de toutes pièces par les Etats-Unis et leurs satellites à l’époque où ils cherchaient à démanteler l’ex-Yougoslavie et à abattre le récalcitrant Slobodan Milosevic. À l’origine de la guerre coloniale contre la Libye, il y a une convergence d’intérêts bassement matériels et des arrière-pensées électoralistes et politiques entre d’une part les deux criminels de guerre français et anglais et d’autre part les frustrations d’anciens compagnons du colonel Kadhafi mus par l’appât du gain et par un esprit mercantile débridé. Mais cet opportunisme politique n’explique pas tout, car il y a bien d’autres facteurs qui ont joué comme déclencheur de la guerre coloniale en Libye.

 

Origines de la guerre coloniale en Libye

 

L’idée que la guerre coloniale en cours contre la Libye est une guerre pour le pétrole contient certes une part de vérité mais elle est trop simpliste pour expliquer et rendre compte de la réalité politique et sociale et de la complexité des facteurs qui sont en jeu. D’abord, le régime libyen n’est ni un régime socialiste ni un régime communiste et il n’y a aucune raison apparente pour l’abattre pour s’emparer des puits de pétrole. Ceux qui exploitent le pétrole libyen, ce sont les grandes compagnies pétrolières occidentales, américaines et européennes qui font leur beurre en toute liberté et l’on voit mal comment l’or noir aurait pu constituer un facteur déclenchant du conflit actuel. Il existe certainement sur le terrain une compétition exacerbée et une lutte acharnée entre chacune des compagnies pétrolières pour s’accaparer du plus gros morceau de gâteau mais elles n’ont aucun problème ni avec le colonel Kadhafi ni avec la politique économique générale du régime puisqu elles exploitent librement, comme des renards libres dans des poulaillers, les champs pétrolifères, de la transformation et l’exportation de l’or noir.

 

Le facteur déterminant ayant ouvert, semble-t-il, la voie à la guerre coloniale en Libye et la lutte contre le régime du colonel Kadhafi, ce sont plutôt les conséquences sociales induites par la politique d’ouverture et l’introduction dans ce pays à structures tribales et communautaristes, d’un modèle individualiste et ô combien ravageur importé de l’Occident, celui du capitalisme sauvage dont les effets, comme tout le monde sait, sont toujours les mêmes, pauvreté, chômage de masse, misère, privation, frustration, révolte etc. En introduisant le capitalisme sauvage la loi de la jungle qui le caractérise, le régime du colonel Kadhafi a creusé sa propre tombe et il a scellé son arrête de mort en sapant les fondements sociologiques et les liens politiques sur et à partir desquels il s’est développé et s’est maintenu pendant plus de quatre décennies. Cette politique d’ouverture et d’introduction d’un capitalisme sauvage en Libye initiée par le propre fils de Kadhafi, Saif El-Islam, commence après l’invasion de l’Irak par les hordes bushiennes avec à la clé, l’abandon par le régime du colonel Kadhafi de son programme nucléaire et des armes de destruction massive. D’ailleurs, le renoncement du régime libyen à son programme nucléaire est devenu un argument de choc de l’Occident impérialiste contre l’Iran sommé d’imiter l’exemple libyen en abandonnant à son tour son programme nucléaire. En 2007, le régime libyen a procédé à une politique de privatisation de grande ampleur touchant tous les secteurs vitaux de la société notamment les banques et le logement. Avant l’introduction en 2007 du capitalisme sauvage dans l’économie libyenne, le revenu par habitant était parmi le plus élevé au monde et ce pays de six millions d’habitants ne connaissait pratiquement pas de chômage. L’introduction du capitalisme sauvage synonyme de chômage de masse surtout parmi les jeunes a préparé le terrain psychologique et politique pour une véritable révolte populaire durant les premiers jours des contestations mais elle a aussi crée les conditions objectives et subjectives pour l’émergence de forces centrifuges et centripètes hostiles au régime que les opportunistes de tout poil, qu’ils soient autochtones ou étrangers n’ont pas maqué de récupérer, de mobiliser et d’exploiter à leur profit en galvanisant l’énergie physique et psychique des masses contre l’ennemi commun, le colonel Kadhafi et son régime. Les « révoltes » tunisienne et égyptienne ont été une source d’inspiration et pour les deux criminels de guerre français et anglais et pour la bande d’opportunistes autochtones de Benghazi qui ont saisi le moment opportun pour prendre le train en marche en lançant leurs attaques contre le régime en place.

 

Vers le scénario irako-afghan

 

Les six mois de guerre coloniale contre la Libye ont exacerbé les rivalités et ils ont laissé de traces indélébiles entre les différentes composantes de la société libyenne et les atrocités commises ces derniers jours par les uns et par les autres présagent des jours sombres pour ce pays nord africain. Les marionnettes autochtones présentés par les stratèges de la guerre psychologique menée par l’Occident impérialiste comme des révolutionnaires ne sont en réalité qu’une bande de supplétifs utilisées et manipulées par des forces impérialistes comme il en existe lors de chaque guerre coloniale. La preuve que ces marionnettes autochtones du CNT ne représentent rien qu’eux-mêmes, c’est le projet actuellement en discussion à l’ONU par les pays envahisseurs représentés par l’OTAN visant à envoyer une force militaire et policière pour maintenir l’ordre d’abord à Tripoli et ensuite dans le reste du pays. C’et dire que ceux qui ont pris d’assaut la capitale libyenne et qui s’apprêtent à prendre la relève à Tripoli ne sont pas les marionnettes autochtones, celles que l’on voit sur la première page des journaux ou celles qui font la une des journaux mais des forces militaires terrestres et aériennes, des forces spéciales et des services des renseignements qui ont déployées dès les premiers jours du conflit.

 

Les pays envahisseurs de l’OTAN et leurs marionnettes autochtones veulent nous faire croire que la guerre est terminée par un vainqueur et un vaincu. Ceux qui propagent ce genre d’histoire, on comprend parfaitement leurs motivations profondes et leurs arrières pensés bassement matérielles et purement électoralistes ; ce sont à n’en pas douter, les affairistes, les opportunistes, les rapaces et les charognards de tout poil qui ont hâte de retrouver enfin la tranquillité et la paix civile qui sont deux conditions sine qua non pour commencer à faire des affaires. Mais les stigmates et les cicatrices de la guerre coloniale contre la Libye ne vont pas disparaître et elles ne vont pas se fermer de sitôt après tout ce qui s’est passé depuis six mois ; bien au contraire, les choses vont empirer encore un peu plus et les positions  des forces antagonistes en présence vont se radicaliser encore un peu plus. Il ne faut pas être un grand analyste politique et un fin observateur de la politique internationale pour comprendre que la Libye est entrée désormais, comme avant elle l’Irak et l’Afghanistan, dans un cercle infernal de violence, de rivalités et de luttes sanglantes. Après la chute des Talibans en octobre 2001 suite à l’invasion de leur pays par les Etats-Unis et leurs supplétifs européens et extra européens, et après la chute du régime de Saddam Hussein en Irak en avril 2003 et surtout après la capture de ce dernier en décembre de la même année, tout le monde pensait que c’était fini et à cette époque régnait un optimisme démesuré parmi tous ceux qui pensaient qu’après chaque guerre, les choses reprennent leur cours normal. Hélas, la réalité était tout autre chose et l’on a vu rapidement émerger des mouvements de résistance dans ces deux pays ont infligé un cinglant camouflet à tous ceux qui croyaient au retour de la paix civile et à la tranquillité. Après la mort de Bin Laden, l’Amérique a crié victoire sur le terrorisme et voil^qu’hier, le bâtiment de l’ONU à Abuja, la capitale du Nigéria s’est effondré suite à un attentat suicide tuant 18 personnes. 

 

Dans le cas de la Libye, Il n’est nullement difficile de faire le même pronostic et d’avancer quelques hypothèses. La guerre qui se déroule actuellement en Libye n’est pas encore finie, elle n’a fait que commencer. La Guerre libyenne n’est pas à proprement parler une simple guerre civile semblable à la guerre civile qui a ensanglanté le Liban de 1975 à 1990. La guerre de Libye n’est pas une révolte non plus semblable à celles qui ont eu lieu en Tunisie, en Egypte, ou qui sont en cours au Yémen, au Bahreïn. La guerre en Libye est au fond une guerre coloniale menée par des forces impérialistes avec l’appui des supplétifs autochtones, une guerre semblable à celles qui ont eu lieu en Irak et en Afghanistan dans la mesure où les forces ayant pris l’initiative de renverser le régime en place ne sont pas des mouvements de résistance surgissant du fon fond du pays mais des envahisseurs étrangers et des Etats ayant une longue et sanguinaire histoire colonialiste et impérialiste. C’est pourquoi, ceux qui fêtent aujourd’hui la chute du régime libyen du colonel Kadhafi et l’avènement d’une nouvelle « démocratie » vont un peu vite en besogne et ils vont très rapidement déchanter face à un remake et à une répétition générale du scénario irakien et afghan avec l’émergence des mouvements de résistance et de libération nationale appelés à lutter et contre les envahisseurs extérieurs et contre leurs marionnettes autochtones.  

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Libye, guerre coloniale, OTAN, capitalisme.   

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25 août 2011

La libye et la guerre psychologique internationale de l'impérialisme occidental

La Libye et la guerre psychologique internationale de l’impérialisme occidental

 

Jeudi, 2011-08-25

 

Ça y est, Tripoli est tombé entre les mains des rebelles libyens et c’est la fin du règne du colonel Mouammar Kadaffi qui règne sur ce pays de six millions d’habitants et dont les richesses pétrolières sont aujourd’hui l’objet de la guerre coloniale menée par l’impérialisme occidental via son bras armé, l’OTAN et par marionnettes autochtones interposées représentées par le CNT, Conseil National transitoire. Si le naïf Kadhafi n’avait pas abandonné son programme nucléaire et avait renoncé à la fabrication à terme de la bombe atomique, comme arme de dissuasion des pays du Tiers Monde convoités pour ses richesses pétrolières,  les impérialistes et leurs affidés autochtones n’auraient jamais osé mettre le pied sur le sol de la Jamahiriya. Il y a fort à parier que si l’Iran n’avait pas résisté sur son programme nucléaire, ce pays aurait été envahi depuis bien longtemps par les impérialistes aidés comme toujours par une élite autochtone arriviste, opportuniste, affairiste et corrompus.

 

La guerre coloniale menée aujourd’hui contre la Libye par les impérialistes occidentaux était en réalité une guerre programmée bien avant le 17 févier 2011et des opérations militaires de débarquement sur le territoire libyen étaient prévues depuis quelques années. Mais cette guerre coloniale contre la Libye n’aurait pas été possible sans une guerre psychologique déclenchée préalablement par des planificateurs militaires chargés de fabriquer de toutes pièces des alibis et pour inventer des histoires que les serviteurs du grand capital dans les pays impérialistes s’en servent pour légitimer leur entreprise guerrière dans ce pays nord africain. Aucune guerre ne peut être menée sans une guerre psychologique orchestrée préalablement par les États agresseurs qui visent à la reddition de l’ennemi sans tirer une seule cartouche. Mais les techniques et les procédés des guerres psychologiques précédant les guerres sur les champs de bataille se sont transformés et perfectionnés au fur et à mesure de l’évolution et du développement de la technologie des moyens de communication à distance notamment la maîtrise des procédés de transmission du son et de l’image à distance. Malgré le perfectionnement des moyens techniques mis en œuvre dans le cadre de la guerre psychologique, le but de cette dernière reste inchangé: la victoire sur l’ennemi soit par simple capitulation soit son anéantissement physique pur et simple.

 

Pour atteindre cet objectif, les stratèges de la guerre psychologique recourent à des techniques et des procédés appropriés comme la fabrication de l’image d’un ennemi réel ou fictif que l’on veut abattre en la caricaturant et en la déformant au maximum telle sorte qu’elle puisse apparaître aux yeux de l’individu lambda et de l’opinion publique pour en faire un monstre. Parmi les techniques utilisées, il y a la volonté d’encourager et de mobiliser son propre camp, l’art de paraître comme victorieuse, d’encourager son propre camp et de décourager et de démobiliser moralement le camp adverse;  l’art de tromper pour pousser l’adversaire à prendre des décisions erronées et parfois fatales; l’art de voir et de cacher; l’art de leurrer et de l’art de croire et de faire croire. Une guerre psychologique aurait atteint son objectif si l’image de l’ennemi est déjà ancrée dans l’image du peuple et si tout le monde croit que c’est ennemi là qu’il faut abattre.

 

Souvenons-nous le colonel Libyen était l’ami de l’Occident qui lui a déroulé le tapis rouge avant que la guerre psychologique de l’impérialisme occidental et sa propagande politique n’en fassent un dictateur et un tyran. Avant lui, Saddam Hussein était l’ami de l’Occident qui s’en était servi pour abattre la jeune « révolution » iranienne avant que la guerre psychologique et la propagande politique de l’Occident impérialiste ne le transforme en un monstre, en dictateur, en tyran détenteur des armes de destruction massive, les fameuses ADM. Souvenons-nous comment la guerre psychologique ayant préparé la guerre sur la Serbie a fabriqué l’image d’un Milosevic, méchant, sanguinaire et cruel massacrant les gentils bosniaques et kosovars présentés comme des gentils agneaux. Souvenons-nous aussi la guerre psychologique orchestrée par l’Occident capitaliste et impérialiste a fabriqué l’image d’un Staline, tyran, sanguinaire et dictateur.

 

Pour mener à bien sa guerre coloniale et pour piller le pétrole de ce pays en toute impunité, la guerre psychologique menée la coalition impérialiste atlantiste recourt aux mêmes techniques et procédés que durant les deux guerres du Golf, la guerre contre l’ex-Yougoslavie et la guerre en Afghanistan. Cette guerre psychologique orchestrée par les impérialistes vise à fabriquer d’une part, l’image du ou des bienfaiteurs (s), il faut traduire, les rapaces et les vautours occidentaux présentés comme les sauveurs providentiels des populations libyennes martyrisées et d’autre part, celle d’un colonel libyen sanguinaire et un dictateur impitoyable alors que les « rebelles de l’OTAN » sont dépeints des gens sympathiques, des grands démocrates, des individus et des groupes victimes de persécution comme furent jadis les « gentils » bosniaques et les « gentils » kosovars, soi-disant victimes du « sanguinaire » Milosevic. Les techniques que l’on peut facilement remarquer dans la guerre psychologique de l’Occident impérialiste, il y l’art de paraître et de faire-croire que l’arrivée des « rebelles de l’OTAN » à Tripoli marque la fin du règne du colonel Kadhafi alors que les combats font rage non seulement à Tripoli mais un peu partout sur le territoire libyen et que contrairement aux sirènes de la propagande politique dans les pays agresseurs, les loyalistes ont repris l’offensive dans la capitale libyenne dans d’autres régions comme Al Zawara et Abu Jawad. La preuve que la prise par les « rebelles de l’OTAN) de Bab Al-zizia à Tripoli est plutôt de la poudre aux yeux, les combats continuent dans le secteur et les loyalistes ont repris l’offensive en bombardant l’ancienne résidence du colonel Kadaffi. Une vraie victoire se décide non pas sur les écrans de télévision mais sur le terrain et à l’heure actuelle, bien qu’ayant perdu le centre ville de Tripoli, ce sont les loyalistes qui passent à l’attaque et les « rebelles de l’OTAN » sont réellement piégés dans le centre de la ville entre les tirs des snipers postés sur les immeubles et les obus lancés par l’artillerie du quartier contigu de Bab Al Azizia. Une dernière preuve du décharnement du camp impérialiste et de ses marionnettes autochtones, est la hausse soudaine du prix du pétrole Brent à plus de 109 dollars, ce qui signifie que la guerre contre le colonel Kadhafi n’a pas terminé et que les rapaces et les vautours qui tournoient autour des champs pétrolifères libyens ne sont pas encore a bout de leur peine. Bien au contraire, la guerre de libération nationale menée par les troupes loyalistes du colonel Kadhafi ne fait que commencer et dans les prochains jours les impérialistes atlantistes vont découvrir que leurs marionnettes autochtones sont un groupement hétéroclite made NATO dépourvu de toute assise sociologique et de toute légitimité politique leur permettant d’unifier et de gouverner un pays, que le CNT s’apparente davantage à une bande d’opportunistes, d’affairistes et de mercenaires comme leurs comparses afghans et irakiens, les Karzai et les AL- Maliki attirés par l’appât du gain et par ramasser les quelques miettes que leurs maîtres atlantistes auront laissées sur leur table de festin et que finalement c’est le dictateur qui représente réellement les sentiments profonds de son peuple et qui jouit encore d’une popularité sans égale surtout depuis la guerre coloniale menée contre son pays.

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : guerre psychologique, guerre coloniale, Libye, OTAN.

 

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23 août 2011

Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

Crise libyenne

Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

 

mardi, 23 août 2011

 

La journée d’euphorie et le triomphalisme fêté à grand pompe dans les pays impérialistes et leurs marionnettes autochtones engagées dans une guerre sanglante et ravageuse contre le peuple libyen, succède soudainement une journée d’hébètement et de consternation après l’apparition soudaine devant les caméras de télévision du fils du colonel Kadhafi Saif El-Islam dans des rues de Tripoli en compagnie de trois journalistes résidant à l’hôtel Rixos. Souvenons-nous que durant toute la journée du 22 août, les commentaires et les spéculations allaient bon train sur les rasions de l’effondrement rapide comme un château de cartes du régime libyen et sur les préparatifs de transition dans ce pays notamment sur la part du gâteau qu’aurait à partager chacun des charognards et des vautours occidentaux qui tournent autour des champs pétrolifères. D’ailleurs, le premier signe de ce changement d’humeur suite à l’apparition de Saif El-Islam et ses déclarations sur le contrôle des forces loyalistes de la majeure partie de la capitale libyenne se traduit par une flambée de prix du prix du pétrole brut atteignant les 109 dollars le baril. À cela s’ajoute la convocation à Londres d’une réunion d’urgence du conseil national de sécurité à la suite de laquelle Nick Clegg, porte-parole du gouvernement fait une déclaration affirmant avoir été leurré par les déclarations triomphalistes de sa marionnette autochtone, le CNT mais qu’il espère toujours voir le colonel Kadaffi déloger du pouvoir.

 

Quand les deux va-t-en guerre, Cameron et Sarkozy ont pris l’initiative de déclencher un conflit armé contre la Libye sous prétexte de protéger les populations civiles contre les soi-disant exactions commises par les troupes du colonel Kaddafi, ils ne se doutaient pas un seul instant que leur entreprise guerrière allait tourner au vinaigre et se trouver dans une impasse totale. En effet, aujourd’hui, après bientôt six mois de bombardements continus contre la Libye, ses populations et son infrastructure, le régime du colonel Kadhafi est toujours là et les prétendues avancées militaires des « révolutionnaires «  relèvent plus de la science-fiction tissée de toutes pièces par la chaîne qatarioite Al-Jazeera et les médias occidentaux que de la réalité sur le terrain.

 

Face à ce fiasco de la guerre en Libye et vu les coûts exorbitants entraînés par ce conflit armé, les pays de la coalition ont voulu frapper un « grand coup » en mettent en oeuvre un plan de campagne minutieusement préparée dont la conception et l’exécution ont été confiées aux services secrets britanniques, français, américains allemands dans le but de faire bouger les choses et avec un peu de chance de faire vaciller le régime à Tripoli. Ce plan de campagne se divise en deux parties: partie proprement militaire avec des bombardements  air, terre, mer, combinés avec une partie propagande psychologique visant à déstabiliser les populations de la capitale et les retourner contre le régime du colonel Kadaffi.  C’est ce plan qui a été mis en place à partir de samedi soir quand les forces de l’OTAN ont mené simultanément des opérations d’embarquement et de bombardement, suivies d’une intense propagande visant à soulever les habitants de la capitale contre le régime et le gouvernement. Parmi les procédés utilisés dans le cadre du plan de campagne de l’Otan et de ses marionnettes autochtones, des messages envoyés sur les téléphone portables appelant les populations à se soulever contre le « tyran ». C’e ce même procédé qui a été utilisé avant la guerre d’Irak quand l’armée américaine envoyait des messages aux hauts responsables du régime basiste les incitant à ne pas se battre.

 

C’est ce plan de campagne a été mis en échec par le régime libyen qui s’est déjà préparé depuis longtemps à ce genre de guerre psychologique et qui a déjà préparé les habitants de la capitale à se défendre contre les « croisés » atlantistes et ses marionnettes autochtones, les rebelles du CNT. Contrairement aux supputations fallacieuses des commentateurs et des déclarations publiques dans les pays impérialistes et chez leurs marionnettes autochtones du CNT, le régime du colonel Kadaffi n’est pas au bout de souffle, bien au contraire, il se renforce jour après jour surtout après les bombardements de l’OTAN qui ont fait jusqu’ici selon des estimations officielles plus de cinq mille morts sans compter les dégâts matériels et la destruction de l’infrastructure du pays. Ce qui est au bout de souffle aujourd’hui, ce n’est pas le régime du colonel Kadaffi mais les agresseurs impérialistes et leurs marionnettes autochtones du CNT qui ne représentent rien, qui sont complètement discrédités aux yeux de l’écrasante majorité du peuple libyen et qui regroupent des opportunistes, des arrivistes et des affairistes de tout poil.

 

Pour avoir une vue différente de ce qui se dit dans les mass media atlantistes et pour mieux comprendre la psychologie du peuple libyen, je ne saurais que conseiller la lecture des analyses pertinentes de Franklin Lamb dont voici les liens :

 

http://www.counterpunch.org/lamb08222011.html

 

http://www.counterpunch.org/lamb08192011.html

 

http://www.counterpunch.org/lamb08182011.html

 

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Libye, guerre, propagande

 

 

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22 août 2011

après l'Irak, la Libye recolonisée ?

Après l’Irak, la Libye recolonisée ?

 

Pour commencer cet article, je voudrais m’associer aux animateurs du Réeau Voltaire pour exprimer mes vives inquiétéudes face aux menaces de mort proférées contre Thierry Meyssan Président fondateur du célèbre site et contre Mahdi Darius Nazemroaya, chercheur associé du centre for Resarch on Globalization.( http://www.voltairenet.org/fr)

 

A en croire les images diffusées en boucle et sur les sites internet des mass media asservies en Europe, aux Etats-Unis et surtout leur clone arabe, la chaîne qatariote, Al-Jazeera, les « révolutionnaires » libyens arrivent enfin à Tripoli mettant fin à 42 ans de règne du colonel Khadaffi et annonçant une « nouvelle ère » avec l’édification d’un « Etat islamique modéré ». Les images montrées par des media et une presse tenus en laisse par les pays agressurs de la coalition impérialiste, de « révolutionnaires » libyens en liesse sont en réalité des images bidonnées pour le besoin de la cause car on a du mal à croire que ce sont quelques pantins et quelques marionnettes financés et manipulées par leurs maîtres à Washington, à Londres, à Paris ou à Berlin qui ont réussi à entrer à Tripoli, à fêter leur « victoire » et à occuper quelques quartiers de la ville. Ce qui s’est réellement passé depuis samedi soir, et Thierry Meyssan l’explique bien dans ses deux derniersartiles datés du Samedi 20 août et de ce lundi matin, ce sont des opérations militaires de dbarquement menées essentiellement par les forces de l’OTAN qui ont ené une offensive de grande ampleur, par air, mer et sol aidés par leurs marionnettes autochtones, le CNT et ses soi-disant combattants. (http://www.voltairenet.org/Carnage-de-l-OTAN-a-Tripoli. Les responsables de l’OTAN et ceux des pays participant dans l’agression contre le peuple libyen savent pertineent que le colonel Kaddafi n’a jaaisété aussi populaire que depuis qu’ils ont commencé à bombarder les populations civiles au ois de mars dernier. C’est pourquoi, ayant perdu tout espoir de déloger le colonel Kaddafi avec l’aide de leurs pantins autochtones, les pays impérialistes et leur bras armé, l’OTAN, ont changé de tactique en optant acrrément pour un engagement direct de leurs forces spéciales sur le terrain comme l’explique fort justement Thierry Meyssan.

 

Après l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak par l’iéprialsieaéricain et ses satellites, aujourd’hui c’est la Libye qui est en train d’être recolonisée, avec toujours à la clé le pillage du pétrole et de mettre des pantins locaux qui ont la charge de protéger les intérêts de leur maître et de leurs commanditaires en Occident. Aujourd’hui, avec le recul, la volonté de recoloniser la Libye pour faire main basse sur son pétrole remonte non pas au début des événements en Libye ais bien avant avec des plans de débarquement et d’occupation d’une partie du territoire libyen, sur tout sa partie abritant les puits de pétrole.     http://www.voltairenet.org/Washington-planifie-une-occupation Alors que les opérations militaires ne sont pas encore terminées en Libye que les compagnies pétrolières des pays impérialistes comment à se disputer sur le partage du gâteau. La compagnie italienne qui s’occupe aujourd’hui de la production du pétrole en Libye, ENI, lutte pour garder le gros morceau du gâteau qui est également convoité par d’autres compagnies comme la compagnie nationale du pétrole de Qatar, des compagnies européennes et américaines, BP, Shell, Total etc. Il faut rappeler que la Libye produit actuellement 1,6 million de barils par jour et ses réserves sont estimés à 80 ans. Avec les événements libyens et la guerre impérialiste qui s’y déroule actuelle pour le contrôle des ressources des pays sirués à la périphérie, on se croit à la veille de la Première Guerre mondiale et à ce propos, on peut dire que la théorie léniniste de l’impérialisme n’a pas pris une seule ride depuis cent ans.

 

Vu l’histoire de la Libye et sa lutte héroîque non seulement italienne aussi contre l’empire Ottoman, le peuple libyen va-t-il accepter que son pays soit recolonisé une fois de plus ? L’histoire le dira. 

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Libye, guerre,  

 

 

 

 

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19 août 2011

20 years ago, the restoration of the jungle law in Russia

20 years ago

the restoration of the jungle law in Russia

 

Friday, 19 August 2011

 

After a meeting in 1983 held in 10 Downing street with the Mikail Gorbatchev, then leader of the Soviet communist party, Miss(today Lady) Thatcher had said this is a man with whom we can work. The “Iron Lady” was right in her judgement on a man who was the gravedigger of the first socialist experience in the history, ended in 1991 with the collapse of the socialist regimes in eastern Europe and the Soviet Union. I remember very well this day of 19 of August 1991 when for the first day of holiday in USA, I looked in the TV the footages of the drunk Boris Eltsine clinging on a tank in the middle of the Red Place in Moscow. While the drunk Boris Eltsine achieved his reactionary putsch, Mikhail Gorbatchev and his late wife, raïssa were in holiday in their Datcha on the Crimea Sea.

 

The reactionary putsch of the drunk Boris Eltsine made up with the imperialist powers put an end to 74 years of the first revolution in the history which had claimed that all powers should be in the hands of the oppressed and exploited layers. Since the collapse of the Soviet union and the European socialist coalition, the imperialist camp haven’t missed occasion to cry victory, to put out bunting and to jubilate. After the collapse of the Soviet Union, we have seen flourishing an apologetic and idyllic literature proclaiming the end of the history with the final triumph of the capitalism over the communism. After the collapse of the Soviet Union, and the lack of counter-weight in the international relationships, the coveted countries of the Third world, ie that having natural resources and strategical stance,  become easy prey to USA and its european stall ites. For instance, the dismantlement of the federation of Yugoslavia in many ethical and religious entities, and the Nato’s war against Serbia and Milosevic’s regime were the logical consequence of the disappearance of a counter-weight in the international relationships and the collapse of the Soviet Union and the socialist regimes in eastern Europa. Afghanistan’s war of 2001 and Irak’s war in 2003 wouldn’t possible if the Soviet Union was still alive.  

 

Undoubtedly, after the collapse of the Soviet Union, the capitalist over the world and the reactionary forces inside the capitalist states and the dominant ideology and the reformist parties have been reinvigorated and reinforced. After the collapse of the Soviet Union, the triumph of the archeo liberalism as ideology in the eighties of the 20 st century and the so-called “war on the terror”, an ugly story created of nothing  push the political establishment and the government either in Europe or in the USA to implement reactionary policies allowing hyper- and militarization accumulation especially int the new states “liberated” from the communist “dictatorship”, and the sacking of the public budgets and the strengthen of repressive policies. After the collapse of the Soviet Union, the imperialist and capitalist coalition invented a new foe and a new millennial ideology based upon race and culture in order to divert to class struggle and to social contradictions, and to the poverty of the overwhelming layers of the society. The immigrant and the Muslims become the new scapegoat doomed to fill the place of the old foe, the communist depicted as a man running away with a knife within the teths. The collapse of the Soviet Union boosted massively a static vision of the world allowing the watchdogs and smug apologists for capitalism to claim that their system is the best one and represents the Everest of achievement. But these smug apologists didn’t ask themselves about the impoverishment and the profits and the widening of the gap between the richest and the poorest. According to certain estimations, the c absolute poverty hits one-fifth of the world population while the fortune of the 200 richest people is larger than the combined income of the poorest 2,4 billion.

 

In conclusion, let’us look to Russia now after the fall of the Soviet Union and the ensuing “democratization” of the Eastern Europe. After the collapse of the Soviet Union, the people of Eastern bloc lost all the gains of the Communist period and the so-called democratization transformed into impoverishment and the dismantlement of the entire structure of social welfare from which had been beneficiaries for decades. 20 years after the collapse of the Soviet Union, Russia become today a country resembled to a Third world country with a high rate of criminality, a high rate of, a high rate of unemployment and more than 75 millions living languishing in the poverty while there was barely under 2 millions people living under the international poverty at the time of the Soviet Union. Poland, Hungary, Bulgaria and the other countries of the eastern people followed suit. This impoverishment of the people in eastern bloc is combined with the wealth concentration in few hands with the increase of the billionaires and the margin of profit for European corporations and US. According the estimation, since the collapse of the Soviet Union, Russa’s population is on the decrease of 6 million dwellers.

 

FAOUZI ELMIR

 

Key words: Soviet Union, restoration, capitalism, poverty, eastern bloc   

 

 

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15 août 2011

Demandez si le peuple est-allemand est aujourd'hi à la fête

50ème anniversaire de la construction du mur de Berlin:

Demandez au peuple est–allemand s’il est aujourd’hui à la fête

 

lundi 15 août 2011

 

Après avoir sonné le glas des régimes socialistes d'Europe de l'Est, le mur de Berlin est devenu pour les bourgeoisies, les capitalistes et leurs laquais, les politicards corrompus et asservis, un haut lieu de souvenir et disons La Mecque du monde capitaliste. Souvenons-nous, presque un an avant le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, tous les rouages de la propagande politique se mettent en ordre de bataille pour célébrer cet événement « historique » qui marque le triomphe définitif du capitalisme sur le communisme et non pas seulement cela mais aussi la fin de l’histoire selon l’agent de la CIA, l’américain d’origine japonaise, Francis Fukuyama. Avec la célébration du 20 ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, tout le monde pensait en avoir fini une fois pour toutes avec le mur et ses pierres mais apparemment non, puisque la bourgeoisie allemande et ses comparses dans d’autres pays européens reviennent à charge en célébrant cette fois-ci le 50ème anniversaire de la construction du mur de Berlin avec à la clé, comme on pouvait s’en douter, le même tapage médiatico-politique qu’en novembre 2009 et la manipulation du psychisme des masses par des techniques désormais bien rôdées : discours prononcés à l’occasion par les axillaires attitrés du grand capital  (président de la république, maires, députés, responsables politiques de tous bords etc), arrêts de travail d’une minute dans les lieux publics(gares, aéroports etc) retentissement des cloches dans toutes les Eglises d’Allemagne etc.  

 

Durant les festivités, la machine de la propagande capitaliste se met en marche pour ressasser les mêmes vieilleries qu’en novembre 2009 et pour présenter une version tronquée et déformée de ce qu’était la République démocratique Allemande, la RDA réduite à la police politique de ce pays, la STASI. Dans leur propagande politique, les mass media se focalisent sur ceux qui « fuyaient » la soi-disant horrible dictature communiste de la RDA, décrits comme des individus épris de « liberté » et aspirant à vivre dans le "paradis" capitaliste qu’était la RFA. Il y a eu certes des personnes qui tentaient de fuir en escaladant le mur de Berlin, mais ce sont plutôt des individus manipulés psychologiquement et politiquement par les puissants moyens de propagande(Free Europe, Voice of America, etc) dont disposent les pays capitalistes. Ce qui est sûr, c’est que la majorité du peuple est-allemand n’avait certainement pas besoin du « paradis » capitaliste ouest allemand et pour cause, il avait tout ce qu’un peuple normalement constitué aspirait à avoir pour mener une vie normale dans une société donnée, c’est-à-dire un travail, gratuité des soins, une éducation gratuite, des loisirs gratuits et une culture accessible à tous. Avec la chute du mur de Berlin en novembre 1989, le peuple est-allemand a perdu tous ces acquis sociaux et l’ancienne RDA est devenue depuis une zone sinistrée qui ressemble davantage à un pays du tiers monde qu’à un pays industrialisé qu’était devenue la RDA en l’espèce de deux décennies. 

Avantages sociaux

 

En effet, depuis la création de la RDA, le niveau de vie de ses habitants n’a cessé de progresser d’une façon constante. Alors que la RFA était plongée comme tous les pays capitalistes étai dans un marasme économique chronique, avec le chômage, l’inflation et la misère croissante parmi les populations, les crises économiques étaient inconnues en RDA grâce à la planification socialiste qui évite l’anarchie de la production capitaliste et dont l’objectif est orienté non pas vers le profit et l’accumulation du capital mais vers la satisfaction des besoins des êtres humains. Alors que le salarié dans la RFA voyait son pouvoir d’achat rogner par l’inflation et la baisse du salaire réel, le salaire de l’ouvrier est-allemand était en nette augmentation grâce à la stabilité de loyers, des prix, des tarifs et des taxes qui restaient constants. Par exemple, le revenu mensuel d’un ouvrier ou d’un employé était en 1972 de 815 marks et une famille ouvrière de quatre personnes disposait en moyenne de 1209 marks en 1970, soit une augmentation de 48% par rapport à 1960. De cette somme, la famille ouvrière dépensait environ 10% sur les loyers, l’électricité, le gaz et le chauffage et le reste est pris en charge à 100% par l’État socialiste de la RDA. À titre d’exemple, il existait une grande part du budget public qui était consacré à la sphère de la consommation sociale, sécurité sociale, retraites, allocations familiales, allocations maladies, gratuite des soins et des médicaments, prime à la naissance, aide pour le maintien des bas loyers aux familles ouvrières et familles nombreuses etc. Les sommes allouées par ce budget de la consommation sociale représentaient la somme de 420 marks qui venaient s’ajouter au budget des familles ouvrières et des familles nombreuses et qui ne figurait pas sur leur bulletin de paie. À cela s’ajoutent toutes les subventions accordées par l’État socialiste aux secteurs des transports, des taxes postales et téléphoniques.

 

Tout le peuple est-allemand jouissait d’un habitat à bas loyer resté inchangé depuis 1945 grâce à la prise en charge d’une grande par l’État socialiste. Tout le peuple est-allemand pouvait partir en vacances grâce aux prix modérés. Par exemple, un séjour de 15 jours dans une maison en vacances revenait à 300 marks pour une famille de quatre personnes et seulement à 16 marks pour des enfants en âge scolaire dans une colonie de vacances d’entreprise. L’État socialiste a créé des jardins modèles et des cantines pour enfants. Tous les soins de santé - visite chez le médecin, les cures, les médicaments, les opérations, les vaccinations, les visites médicales de prévention - sont entièrement gratuits et pris en charge par l’État socialiste. Depuis 1958, le gouvernement de la RDA versait pour chaque enfant, des allocations familiales en plus des réductions d’impôt. L’État socialiste octroyait une prime à la naissance de chaque enfant s’élevant à 1000 marks et l’enseignement était entièrement gratuit à tous ses échelons. Toutes les universités, les écoles polytechniques, les écoles supérieures étaient entièrement gratuites et 80% des étudiants bénéficiaient de bourses.

 

Les 3,4 de retraités est-allemands ont vu leur retraite minimale augmenter régulièrement de 50 marks à 70 marks par mois ainsi que le réajustement régulier des barèmes de retraite vieillesse et d’invalidité. A titre d’exemple, le séjour en maison de retraite en 1972 coûtait 90 marks par mois et celui des maisons de soins revenait à 105 marks par mois.    

 

Contrairement aux sirènes de la propagande politique dans les pays capitalistes et aux élucubrations des auteurs du totalitarisme, le communisme est synonyme de dictature de parti unique. Ce qui est faux, car la vie politique de la RDA socialiste et visant à la construction d’une communiste est régie par les mêmes principes que ceux qui sont en vigueur dans les « démocraties » occidentales: élections à tous les échelons de la société, multipartisme (cinq partis politiques), Parlement, institutions représentatives à tous les échelons de la société.

 

Depuis l’effondrement du mur de Berlin, quand la propagande politique capitaliste parle de la RDA, elle ne parle que de STASI et du mur de Berlin comme s’il n’avait jamais existé dans ce pays socialiste que de police secrète et de « candidats » à fuir « l’horrible dictature » communiste qu’était la République Démocratique Allemande. Après le sabotage dont la RDA était la victime, tous les acquis sociaux dont jouissaient les habitants de ce pays socialiste sont passés à la trappe laissant place au chômage de masse, à l’insécurité du lendemain, au démantèlement du système de sécurité, à l’allongement de l’âge de la retraite, à la misère, à la précarité, à l’errance des jeunes et des adultes, à la drogue, au proxénétisme et last but not least à la résurgence des groupes néo nazis encouragés en sous main par l’État et la bourgeoisie allemande qui s’en servent comme des forces d’appui pour lutter contre le communisme. Aujourd’hui, des sondages réalisés mais non publiés par les mass media à la solde du grand capital montrent la nostalgie de l’écrasante majorité des anciens habitants de la RDA pour leur ancien État socialiste.

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Mur de Berlin, RDA, socialisme    

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13 août 2011

lumpenprolétariat, agent de dissolution des société capitalistes

Lumpenprolétariat du XXIème siècle, agent de dissolution des sociétés capitalistes occidentales

 

samedi 13 août 2011

 

Les émeutes de ces derniers jours en Angleterre, berceau du capitalisme occidental et de l’idéologie démocratique moderne et le premier laboratoire européen des idées archéo-libérales appliquées par Madame Thatcher, se révèlent d’une portée considérable à condition de les replacer dans la suite de la « crise financière » de septembre octobre 2008 et dans le cadre des événements et des convulsions qui ont secoué le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au début de cette année 2011 et qui arrivent aujourd’hui sur les rivages de l’Europe. En quoi, disons-nous, les émeutes d’Angleterre sont des événements importants qui méritent un examen attentif, car, c’est la première fois depuis le XIXème siècle qu’un pays capitaliste et n’est pas n’importe quel pays capitaliste est frappé par une violente et une vraie révolte menée par le lumpenprolétariat du XXIème siècle, composé de jeunes désoeuvrés parqués dans des ghettos et reclus dans des « quartiers sensibles » que les classes dominantes, leur propagande politique et les chiens de garde de l’ordre établi s’ingénient à les présenter comme des classes dangereuses, comme des criminels et des gens « asociaux » et « anormaux ».

 

Si l’on essaie de chercher les raisons profondes qui sont à l’origine des émeutes ayant secoué l’Angleterre ces derniers jours, le premier constat qui s’en dégage est qu’elles ne sont pas dues comme aiment le ressasser les responsables politiques britanniques, à une horrible horde de criminels et à l’émergence du phénomène de gang et du gangstérisme mais elles ont été plutôt provoquées par 30 ans de nihilisme archéo-libéral et de révolution conservatrice menée par Madame Thatcher après sa prise du pouvoir en 1979 pour qui tous les maux de la société sont le fait de « l’État Providence » qui a faussé les sacro saintes règles du jeu du marché et qui a engendré, par sa politique de redistribution, une société d’assistés présentés par les mass media contrôlées par le grand capital et par les politicards corrompus et asservis, comme le seul responsable du déficit public des budgets des États, de l’alourdissement des impôts des riches tentés de partir de chez eux et des charges sociales qui grèvent dangereusement la compétitivité des entreprises. Dire que les émeutes anglaises ont été préparées souterrainement par 30 ans de thatchérisme et de blairisme qui en est la version soft ne suffit pas à lui seul à expliquer ce qui s’est réellement passé en Angleterre ces derniers jours, car elles ont révélé un phénomène inconnu jusqu »alors mais beaucoup plus dangereux pour les tenants de l’ordre établi, la désintégration et la dissolution de la société anglaise et plus généralement de toutes les sociétés capitalistes occidentales qui n’auront plus affaire cette fois-ci à des syndicats et partis politiques réformistes et parfaitement intégrés mais à un lumpenprolétariat d’un nouveau genre qui est prêt à tout et qui possède tous les moyens pour mettre à mort le système actuel.

 

La société capitaliste comme toute société de classe est une société artificielle maintenue artificiellement par une classe dominante qui recourt à la manipulation mentale des dominés pour les maintenir dans leur état de domination et qui dispose de toute une panoplie de moyens techniques et humains et d’un arsenal de stratagèmes fondés alternativement sur les contraintes physiques, psychologiques et symboliques. L’arme redoutable à laquelle ont toujours recouru les bourgeoisies européennes et leurs laquais, les politicards corrompus et asservis, pour maintenir la « cohésion sociale », est celle de diviser la société pour mieux régner en dressant les différentes couches de la société les unes contre les autres. Le dernier stratagème en date, devenu l’arme favorite par excellence des bourgeoisies européennes et américaine est l’instrumentalisation du religieux, la mise en scène du terrorisme islamique et la propagation à grande échelle de l’islamophobie pour provoquer la peur, la méfiance mutuelle entre les membres d’une même société.

 

Tous ces stratagèmes utilisés jusqu’ici pour manipuler le psychisme humain ont bien fonctionné mais ils se révèlent auourd’hui inadaptés et inefficaces face à l’émergence à grande échelle d’une nouvelle classe, le lumpenprolétariat interethnique dans les grandes métropoles capitalistes en Europe et aux Etats-Unis, une couche sociale qui est complètement réfractaire à la propagande politique des bourgeoisies capitalistes et à leurs innombrables moyens de manipulation et de contraintes physiques et psychiques. Car, si tous les moyens et tous les stratagèmes employés par les bourgeoisies et les capitalistes ont marché jusqu’ici, c’est parce que leurs destinataires et leurs victimes appartiennent à des classes moyennes et à des couches sociales ayant été fortement endoctrinés par l’institution scolaire et possédant un niveau moyen d’instruction. Or, le lumpenprolétariat du XXIème siècle est formé de groupes  analphabètes ayant déserté l’école très jeunes sans savoir ni lire ni écrire ni compter. En revanche, ce qui caractérise ce lumpenprolétariat du XXIe siècle, c’est sa parfaite maîtrise des nouvelles technologies de communication à distance, notamment les réseaux sociaux de communication qui lui permettent de se mobiliser rapidement, de communiquer à distance et d’établir une stratégie et une tactique visant à coordonner des actions à l’échelle d’un territoire national voire à l'échelle d’un continent tout entier. Il n’est pas exclu que le prochain soulèvement de ce lumpenprolétariat se fasse instantanément non pas à l’intérieur d’un seul pays mais dans l’ensemble des pays européens voire même des territoires lointaines comme ceux des Etats-Unis et du Canada. C’est cette nouvelle classe, le lumpenprolétariat dont parle Marx qui est en train de bouleverser la donne et qui  est en train de creuser la tombe des capitalistes, des bourgeoisies et de leurs laquais, les politicards en Europe et aux Etats-Unis et ce ne sont pas vraiment ces procédés ridicules et somme toute dérisoires, par exemple en mobilisant 16000 policiers dans les rues de Londres ou en coupant facebook, Twitter ou blackberry, qui vont empêcher l’implosion et la dissolution des sociétés capitalistes.

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : émeutes, Angleterre, sociétés, capitalisme.  

 

 

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10 août 2011

La révolte des gueux dans le "paradis" de Madame Thatcher

La révolte des gueux dans le « paradis » de Madame Thatcher

 

mercredi 10 août 2011

 

Les commentaires sur les émeutes en cours dans le pays de Madame Thatcher vont bon train et les images d’émeutiers maîtres des rues de Londres, de Brixton, de Birmingham, de Nottingham ou bien d’autres villes anglaises montrent si besoin est que si les gueux et les victimes du capitalisme se mettent marche, ils font trembler la terre entière et ils sèment la peur et le désarroi dans les rangs de leurs exploiteurs, les capitalistes et leurs fidèles serviteurs, les politicards asservis et corrompus. Si l’on suit les mass media aussi bien en Angleterre qu’en France et dans d’autres pays capitalistes, des mass media qui sont à la solde du grand capital et de leurs États, les émeutiers sont des pilleurs, des looters, et des criminels à qui le premier ministre anglais David Cameron promet d’utiliser toute » la force de la loi » pour les punir. Cette position répressive de Cameron est d’ailleurs approuvée par le parti travailliste qui est d’accord pour enfermer les émeutiers par milliers et d’ailleurs les autorités policières et judiciaires ont prévu des centres de détention supplémentaires pour accueillir en masse les fauteurs de trouble.

 

Les images diffusées par les mass media à la solde du capital montrent des jeunes gens de couleur cagoulés s’adonnant à des actes de vandalisme et de pillage sans expliquer le pourquoi et le comment des choses. La première technique de manipulation des mass media vise à donner aux événements en cours en Angleterre une couleur raciale et communautariste pour masquer le caractère social et de lutte de classe, entre les victimes d’un système qui condamne l’écrasante majorité de la jeunesse au chômage, à l’errance et à la misère d’une part et leurs exploiteurs, les capitalistes et ceux qui sont commandités pour maintenir le système en place, les politicards corrompus et asservis. Pour manipuler l’opinion publique et pour diviser la société selon le principe diviser pour régner, les mass media s’attardent sur les fauteurs de troubles de couleur sans montrer les exploités blancs qui participent aux émeutes au même titre que leurs collègues noirs. Il faut bien rappeler que ces émeutes ne sont pas une première en Angleterre puisqu’elles ont déjà commencé dès l’arrivée de Madame Thatcher au pouvoir en 1979, en 1980, 1985 et l’on a vu tout récemment depuis le début de cette année 2011, une vague de grèves et des manifestations, parfois d’une extrême violence menée par des étudiants contre le siège du parti conservateur à Londres.

 

Si l’on essaie de mettre en perspective les événements qui sont en cours dans l’Angleterre post thatchérienne, les émeutes qui sont parties de Nottenham jeudi dernier ne sont guère différentes par leur nature et leur visée politique et sociale de celles de Sidi Bouzid en Tunisie, de celles d’Egypte et d’autres pays du monde arabo-muslman, de celles de Wisconsin, de Grèce, d’Espagne, de Tel-Aviv. Les causes de toutes ces convulsions et de tous ces troubles qui n’épargnent aucune région du monde sont les symptômes pathologiques de l’exacerbation des contradictions sociales et en dernier lieu de la putrescence et de la désintégration du système capitaliste. Malgré leur différence ethnique et géographique, Mohamed Bouazizi qui a été à l’origine des révoltes tunisienne et qui a abouti à la fuite de Ben Ali et Marc Dugan sont à la fois les victimes d’un système, le système capitaliste mais aussi et surtout les signes révélateurs et avant coureurs d’un système sénile et cadavérique qui n’est plus capable de contenir comme par le passé ses propres contradictions et c’est pourquoi, comme Marx l’avait prévu, il est condamné à mourir de sa mort naturelle sans que la bourgeoisie, les capitalistes, les politicards asservis et leur bras armé, l’État, puissent changer quoi que ce soit au cours des choses et au sens de l’histoire.

 

Dans quelques jours, la bourgeoisie et la classe politique qui sert ses intérêts vont lâcher en nombre leurs chiens de garde dans les rues de Londres, de Birmingham, de Manchester etc à la recherche d’émeutiers qui vont être châtiés d’une manière exemple pour créer des effets dissuasifs sur les jeunes et  sur les exploités. La vengeance de la bourgeoisie et de ses appareils répressifs va être terrible à l’encontre des gueux qui ont osé défier les autorités et qui sont devenus ne serait-ce que pour quelques jours les maîtres incontestés des grandes artères commerciales à Londres et ailleurs. Certes, comme prévu, les gueux anglais vont payer cher leur révolte de misère et ils vont être sévèrement punis pour avoir malmené la bourgeoisie et ses laquais, les politicards et les appareils répressifs de l’État. Mais ces braves jeunes courageux qui ne sont pas seulement des pillards et qui n’ont rien à perdre que leurs chaînes resteront dans l’histoire comme ceux qui ont osé opposer à la violence physique et symbolique de la classe dominante dans le premier pays capitaliste du monde, leur propre violence qui est une vraie violence de classe, celle que devraient normalement exprimer toutes les victimes de l’exploitation capitaliste et tous les damnés de la terre. Au lieu de condamner les gueux anglais en les qualifiant de pillards et de criminels qui sont les termes utilisés habituellement par toute classe dominante à l’égard de ses ennemis, il faudrait plutôt ériger deux statues : l’une à la mémoire de Marc Dugan et l’autre dédiée à tous les « pillards » et les émeutiers anonymes qui ont su exprimer leur propre violence de classe.   

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Angleterre, émeutes, crise, capitalisme 

 

  

 

 

 

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