bulletin de l'international

le bulletin de l'international publie des analyses et des commentaires relatfis à l'actualité nationale et internationale

05 octobre 2009

LES DEMOCRATOÏDES OCCIDENTALES

LES DÉMOCRATOÏDIES OCCIDENTALES

Par Faouzi Elmir pour mecanopolis

Le peuple Irlandais vient d’approuver par référendum la ratification du traité de Lisbonne après l’avoir rejeté une première fois au mois de juin 2008. Le 19 octobre 2002, ces mêmes Irlandais ont voté pour la ratification du traité de Nice après l’avoir rejeté majoritairement la première fois le 7 juin 2001. Idem pour les Français qui ont rejeté le 29 mai 2005 à plus de 54% le projet de Constitution européenne avant que le traité européen de Lisbonne ne soit ratifié par le Parlement réuni en congrès dans la nuit du 7 au 8 février 2008. Idem pour le « non » hollandais qui, lui aussi, intervenu quelques jours après le « non » français », a été détourné et foulé aux pieds par le gouvernement hollandais. Embourbée en Irak, la Grande Bretagne de Tony Blair et de son successeur a préféré ne pas prendre le risque d’un échec cuisant dans un référendum sur le traité européen. Quant aux autres États de l’Union Européenne, le traité européen a été ratifié par voie parlementaire pour éviter tout risque de rejet par le vote populaire.

LA FICTION DE LA « DÉMOCRATIE DIRECTE »

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08 septembre 2009

POURQUOI HAIS-JE LE PEUPLE?

POURQUOI HAIS-JE LE PEUPLE ?

La détermination du peuple est immuable et effrayante. Le peuple est une masse d’individus conditionnés mentalement et intellectuellement par une myriade d’institutions spécialisées dans le lavage des cerveaux et dans l’apprentissage aux futurs métiers de la servilité et de l’assujettissement. En effet, pour qu’il y ait peuple conditionné mentalement et intellectuellement, il faut qu’il existe préalablement école, famille, lois, institutions, État etc dont la mission consiste à modifier la posture psychique de chaque individu pour en faire une masse et des hommes dressés comme les animaux du cirque. Dans le dressage des êtres humains, l’école n’a rien à envier aux centres de formation spécialisés dans la formation des animaux du cirque. L’école et les méthodes pédagogiques ne sont pas autre chose qu’une sorte de dressage des enfants en bas âge appelés à former plus tard ce que l’on appelle l’esprit public ou l’opinion populaire d’une collectivité ou d’une nation. Les chantres de l’humanisme et les philanthropes veulent faire croire que l’école est là pour faire le bonheur des hommes alors qu’elle est en réalité un lieu concentrationnaire chargé de former des troupeaux humains à marcher et à être contents à marcher. L’école est d’abord l’endroit où se forment les réflexes conditionnés des êtres humains suivant des méthodes claires et très sûres. Malgré les différences d’aptitude entre les animaux de diverses espèces, tous les animaux peuvent finalement être dressés. Il en est ainsi des populations scolaires qui, malgré les différences d’aptitude de chacun de leurs membres, seront en fin de compte dressées. À l’école, comme dans le cirque, on retrouve les mêmes principes: l’appât et la peur des sanctions, la crainte de la douleur qui sont les mobiles sur lesquels repose l’apprentissage des animaux et des troupeaux humains. L’imitation pratiquée sur une grande échelle dans l’éducation joue un rôle déterminant dans la formation des réflexes chez les enfants, car elle joue le rôle de « drainage » chez des écoliers en présence d’autres écoliers.

C’est au sein de l’école que se forme le peuple ou l’esprit populaire, cette grande masse d’individus suggestionnables, influençables et violables psychiquement. Dans la vie de nos soi-disant sociétés démocratiques, le peuple est censé être libre et souverain dans le choix de ses gouvernants et de ses représentants. Or, la réalité est tout autre et le peuple n’est là que pour une mission de figuration pour les kermesses électorales. Ce qui est demandé au peuple dans les démocraties capitalistes, ce n’est pas seulement de participer à la mascarade électorale mais surtout et avant tout d’obéir et de se taire. Le peuple a été formé et préparé des années durant à recevoir des ordres, à bien les interpréter et à les exécuter correctement. Il faut bien dire que l’ordre est plus ancien que le langage sinon les animaux du cirque ne pourraient pas le comprendre. La manière de bien comprendre le sens de l’ordre est d’une importance capitale, car la finalité de tout ordre est de déclencher une action. Mais comme toute action est précédée d’un ordre, on comprend aisément pourquoi les regards du peuple sont toujours rivés sur les lèvres de ses meneurs et de ses maîtres dans l’attente des mots d’ordre. Songeons à ces millions de victimes qui ont répondu présentes lors des différentes guerres et dont les corps ont servi de chair à canon. Le peuple est donc, comme le soldat, n’agit que par ordre et il passe sa vie durant à attendre ce moment crucial, le garde-à-vous. La réponse du peuple comme celle du soldat est toujours la même, « A vos ordres ». Comme le soldat lors de sa formation militaire, le peuple sait parfaitement grâce à l’école et à l’imitation, à quel moment il doit répondre présent à l’appel de ses maîtres et meneurs pour procéder à l’exécution des ordres. Pour passer de l’ordre à l’action, le peuple a besoin seulement du mot d’ordre des maîtres et des donneurs d’ordre qui lui imposent une certaine direction. L’art du meneur et du donneur d’ordre consiste à résumer en mots d’ordre tout ce qu’il veut obtenir et à les présenter avec force et d’une manière convaincante pour l’aider à rassembler des individus en peuple. C’est pourquoi les meneurs du peuple utilisent le langage de l’inconscient en recourant à des mots-clés, des slogans, des symboles visuels et sonores, à certaines couleurs et à la musique.

La première mission des meneurs est celle qui consiste à niveler le peuple vers le bas pour mieux le dominer. Pour que l’ordre soit efficacement exécuté, c’est-à-dire sans hésitation, ni discussion, ni explication, ni doute, car, comme pour les animaux du cirque, le peuple ne doit recevoir ni nourriture ni récompense que des mains de ses meneurs et ses maîtres attitrés. Mais contrairement aux animaux du cirque qui peuvent être sanctionnés soit par faim soit par la mort, le défaut d’obéissance du peuple se traduit généralement par sa participation directe dans la fabrication de la machinerie qui sera appelée à le châtier et à le punir, la dictature et le totalitarisme qui s’érigent en son nom. Pour que l’ordre garde toute sa puissance et ses caractères indiscutables, il faut sans cesse travailler au nivellement du peuple vers le bas. Car plus le niveau intellectuel et mental du peuple est bas plus l’ordre a une chance d’être spontanément et correctement exécuté.

C’est parce que le peuple a toujours été à la fois la victime consentante et le complice des dictateurs et des dictatures, que je hais le peuple. Je hais le peuple, parce qu’il est par définition ignorant, aveugle et une marionnette manipulable à volonté. Je hais le peuple, car il est composé d’individus frustes mus par le seul instinct et absorbés par les seuls besoins animaliers, par le boire, le manger et le s’amuser bêtement. Je hais le peuple, car il constitue une entrave à ma liberté et à la réalisation de mes aspirations qui ne sont nullement celles de produire et de consommer. C’est parce qu’il est le seul responsable de tous mes malheurs et de tous mes déboires dans la vie terrestre, que je hais profondément et viscéralement le peuple.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : peuple, école, dressage.

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18 juin 2009

MAINTENIR LE PEUPLE DANS L'IGNORANCE

MAINTENIR LE PEUPLE DANS L’IGNORANCE POUR MIEUX LE DOMINER

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : domination, peuple, ignorance, croyance, religion, science, propagande

Pour dominer le peuple, il faut le maintenir dans l’ignorance. Pour y parvenir, il existe deux voies : la religion et la lobotomisation. C’est une leçon d’histoire, la religion a toujours été l’instrument privilégié des classes dominantes pour gouverner le peuple. La religion est d’abord un outil simple à manier au sein des sociétés profondément religieuses. Pour les classes dominantes, il n’y a pas beaucoup de travail à fournir pour dominer le peuple mis à part le maintien et l’entretien de la flamme de la religion par des prières des incantations, des rites et des traditions hérités du passé. C’est pourquoi le travail des gouvernants dans les sociétés religieuses est largement simplifié, car la religion fait l’économie de la pensée et de l’explication. Un peuple imprégné par la religion n’a pas à se demander si la soumission dans le monde terrestre est l’expression d’une volonté divine. Pour le simple fidèle et pour le croyant, la question de la domination sociale ne se pose jamais, car la religion a déjà fait un premier travail en amont en transformant les hommes en esclaves de Dieu et d’autres hommes. Pour un croyant ou un fidèle, point d’explications ou de discussion, la soumission et la domination font partie de l’ordre naturel des choses. L’emprise de la religion simplifie grandement le travail des classes dominantes qui n’ont pas à expliquer et à argumenter, car un fidèle ou un croyant n’a pas besoin de comprendre mais tout simplement de croire.

Dans les sociétés où la religion a perdu de son influence, les choses se présentent d’une manière différente. Dans les sociétés non religieuses, en l’occurrence les sociétés occidentales, les classes dominantes ont mis à contribution les résultats des recherches physiologiques et anatomiques sur le cerveau humain et son mode de fonctionnement. Grâce à l’endocrinologie et la neurophysiologie, science des sécrétions internes, on a découvert le les sécrétions internes, les hormones, l’existence des centres de mouvements de réflexe et des zones dans le cerveau qui peuvent être excitées ou modifiées par certaines hormones ou par certains poisons administrés à très petites doses. Les expériences de laboratoires ont montré que certaines zones du cerveau peuvent être excitées par les sons, la lumière et les images qui jouent un grand rôle dans l’inhibition ou la désinhibition des réflexes conditionnés. Mais on peut également affaiblir la faculté de résistance des mécanismes nerveux supérieurs comme l’écorce cérébrale ; il suffit de provoquer une généralisation de l’inhibition interne, ce qui est identique au sommeil, ou d’avoir recours à la fatigue. Quand une partie de l’écorce cérébrale est affaiblie, l’ordre donné à l’individu devient irrésistible grâce à l’irradiation dans toute l’écorce de l’inhibition causée par cet ordre. Ce phénomène du sommeil d’une partie du cerveau est un préalable à la suggestion qui survient dans un état d’affaiblissement  physiologique.  La question de la suggestion revêt une importante capitale pour la propagande politique dont le but est de modifier et d’orienter le psychisme humain dans un sens ou dans un autre. L’ignorance est donc le meilleur milieu pour former des masses se prêtant facilement à la suggestion (sur les différentes techniques relatives à l’affaiblissement physiologique et psychique de l’individu, voir l’article qui suit « Pollution sonore, pollution psychologique et propagande politique »

Ce qui est commun au peuple religieux et au peuple manipulé, c’est l’ignorance. Un homme ignorant est un être servile et soumis facilement à la suggestion et aux ordres. L’horizon de l’homme ignorant est tellement borné que tout dans le monde lui paraît aller de soi et que les objets ordinaires qui l’entourent ne le questionnent guère. L’existence de l’homme ignorant a quelque chose de fébrile et d’enfermé. L’homme ignorant est prisonnier de son assurance dogmatique qui l’empêche de s’interroger sur les raisons et les conditions de son de son ignorance. L’homme ignorant ne se doute pas un seul instant que sa servilité psychique est la condition sine qua non de la domination d’une classe sociale qui cherche coûte que coûte à maintenir le peuple dans l’ignorance. 

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