bulletin de l'international

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31 octobre 2009

CHUE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L'IMPERIALISME

CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L’IMPÉRIALISME

Le monde capitaliste s’apprête à célébrer en grande pompe le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Des cérémonies et des festivités sont prévues dans des différentes villes européennes notamment à Berlin en présence des deux caniches de l’impérialisme, l’ancien électricien des chantiers polonais de Gdansk, Lech Walesa et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente un essai psychanalytique de l’événement, on découvre derrière les délires médiatiques et le pavoisement, un monde capitaliste comateux depuis l’effondrement des grandes américaines et un système impérialiste en état de décomposition avancé.

Si l’on suit la chronologie exacte des événements qui ont abouti à la chute du mur de Berlin, le monde capitaliste aurait dû célébrer l’événement non pas un 9 novembre mais un 10 septembre. Car, la chute du mur de Berlin a réellement commencé non pas le 9 novembre 1989 mais le 10 septembre 1989 quand 12 000 européens affluèrent sur les frontières autrichiennes dont la majorité était originaire de l’ex-RDA. Le 9 novembre 1989 n’était qu’une mise en scène orchestrée par les mass medias américaines et européennes à des fins de propagande politique. La réunion tenue à Malte en décembre 1989 entre George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev rappelle curieusement à celle de Yalta (4-11 février 1945) entre Roosevelt, Staline et Churchill à une différence près, la rencontre de Malte allait annoncer l’émergence d’un monde unipolaire sous l’hégémonie américaine alors que la conférence de Yalta était le prélude de la guerre froide et de la division du monde en deux blocs.

Une analyse minutieuse et une rétrospective de la chute du mur de Berlin montrent que le 9 novembre 1989 n’est qu’en apparence le triomphe du capitalisme sur le socialisme, et celui de l’idéologie du marché sur le communisme. Bien au contraire, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 sonne le glas de l’hégémonie américaine et marque après coup le commencement de la fin du système impérialiste. Sans aucun doute, la chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est ont-elles été une aubaine pour les capitalistes européens et américains en fermant les usines et en démantelant les industries non rentables en Europe et aux Etats-Unis pour les délocaliser dans les ex-Etats socialistes où la main-d’œuvre est bon marché.

DES GUERRES SANS ISSUE

L’idée que le 9 novembre 1989 marque la fin de l’histoire avec la fin de la guerre de la guerre froide et le triomphe du capitalisme sur le communisme relève du fantasme idéologique de Fukuyama et ses acolytes. Avec la chute du mur de Berlin et la disparition de l’union soviétique, les Etats-Unis étaient devenus incontestablement le maître incontesté du monde. Le seul Etat socialiste qui résistait à l’hégémonie américaine, l’ex-Yougoslavie, a été démantelée et dépecée en une myriade d’enclaves et de chapelles. Quand Milosevic a voulu résister, l’Otan s’était chargée de l’éliminer par la force et la violence d’abord en bombardant la Serbie en avril-mai 1999 et ensuite en le punissant par la création d’un tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Un mois après les événements du 11 septembre 2001, les Etats-Unis sous le couvert de l’Otan bombardent l’Afghanistan et éliminent les Talibans du pouvoir à Kaboul. A peine terminée la guerre en Afghanistan que les Américains et leurs satellites commençaient à préparer leur prochaine guerre contre le régime irakien de Saddam Hussein accusé de cacher les fameuses ADM(armes de destruction massive). Après l’occupation de l’Irak le 9 avril 2003, les Etats-Unis avaient pour prochaine cible le régime syrien de Bachar Al-Assad accusé de soutien au Hezbollah libanais et aux terroristes palestiniens. L’Iran qui faisait partie de l’Axe du mal avec l’Irak et la Corée du Nord était également en ligne de mire de l’administration Bush. Pour instaurer la pax americana au Moyen Orient, les Etats-Unis ont poussé Israël, leur fidèle allié dans la région à liquider les deux mouvements de résistance, le Hezbollah libanais durant la guerre de juillet-août 2006 et le Hamas palestinien pendant la guerre de Gaza de décembre 2008-janvier 2009. 

DÉCONFITURE DE LA PUISSANCE AMÉRICAINE

Grâce à la résistance irakienne et aux Talibans, les Etats-Unis ont lamentablement échoué en Irak et en Afghanistan après avoir subi de lourdes pertes en hommes et après avoir dépensé des sommes astronomiques. Les Etats-Unis sont aujourd’hui un pays exsangue à cause de leurs guerres extérieures et une économie en panne. Pour l’instant il n’existe aucune solution en vue pour sortir des bourbiers irakiens et afghans. Pendant que les Américains sont embourbés en Irak et en Afghanistan, la Russie et la Chine étendent leur zone d’influence, la première en opérant un retour en force dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale et du Caucase happées un moment par l’oncle SAM et la deuxième en prenant pied en Afrique et au Moyen-Orient. L’impotence américaine et l’inaction de l’OTAN et de l’Europe durant la guerre russo-géorgienne de l’été 2008 montrent un reflux de l’influence américaine dans la région de la mer caspienne. 

Aux déboires des Etats-Unis en Asie centrale s’ajoutent ceux du Moyen-Orient où Israël soutenu par son allié et protecteur américain s’est montré incapable de vaincre et d’éliminer les deux seuls mouvements de résistance au Moyen-Orient, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Mais le plus grand échec les Etats-Unis Moyen-Orient Moyen Orient réside dans son incapacité à faire plier l’Iran sur son programme nucléaire. Malgré les pressions internationales et les menaces permanentes de sanction, l’Iran n’a pas bougé d’un iota sur son programme nucléaire et il l’a monté encore une fois lors des dernières négociations de Vienne grâce à une patiente et efficace diplomatie fondée sur le principe du « oui mais ».

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FAOUZI ELMIR

Mots-clés : mur de Berlin, capitalisme, impérialisme

 

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16 septembre 2009

LA CRISE ET LES DELIRES MEDIATIQUES

LA CRISE ET LES DÉLIRES MÉDIATIQUES

FAOUZI ELMIR

Mots-clés ; crise, banque, État, capitalisme.

Un an après la crise de subprime et la faillite retentissante des grandes banques américaines, notamment la banque Lehmann Brothers, les mass medias des pays capitalistes, euphoriques, pavoisent et exultent.  Ça y est, le pire a été évité, on voit enfin le bout du tunnel et la crise est derrière nous. Comme pour nous convaincre que la crise est surmontée et que tout ou à peu près tout est rentré dans l’ordre, les mass medias en France qui, rappelons le au passage, sont contrôlées par deux marchands d’armes(Lagardère et Dassault) et par un entrepreneur en travaux publics(Bouygues) recourent ostensiblement à l’argument d’autorité en citant des noms d’experts et d’économistes célèbres, Stieglitz, Fitoussi, Cohen & CO. Puisque ces soi-disant sommités intellectuelles nous disent que la crise est finie et que l’on s’achemine vers une sortie imminente de crise, nous leur demandons de produire leurs preuves et leurs critères sur lesquels ils se fondent pour nous faire croire que le monde capitaliste est enfin sorti d’affaire.

À écouter ces économistes et experts attitrés, il n’y a pas eu effondrement de l’économie entraînée par une cascade de faillites de banques et de grosses entreprises comme les constructeurs automobiles. Ce redressement de la situation est dû à l’intervention rapide et efficace des États et de la banque Européenne et à une bonne et saine gestion de la crise. On oublie cependant une chose que ces économistes et ces experts attitrés qui occupent à longueur de journée l’espace médiatique et qui profèrent ce genre d’inepties sont d’abord et avant tout des individus organiquement liés aux intérêts des États et du Capital qui les nourrissent et qui les engraissent (comme l’engraissage des animaux d’élevage par les produits anabolisants) pour ensuite s’en servir comme une caution scientifique et comme instrument pour leur propagande politique. Il faut bien décortiquer et examiner à la loupe leurs discours et leurs arguments pour se rendre compte de leurs chamailleries et de leurs affabulations. Il est vrai que le pire a été évité de justesse mais la question qui se pose aussitôt : pour qui ? Le pire a en effet évité non pas pour les sociétés capitalistes qui elles, sont plongées comme toujours d’ailleurs depuis deux siècles dans des crises chroniques et endémiques mais seulement pour le grand Capital, les banques et les constructeurs d’automobiles. Le monde capitaliste est en crise profonde comme il n’en a jamais connu auparavant et la crise du capitalisme continue et s’aggrave jour après jour et rien ne semble arrêter cette descente en enfer. Dans cette crise, nous avons eu la preuve irréfragable que les États qui prétendent représenter l’intérêt général, sont sous les bottes du Capital et ils se sont révèles comme par le passé, les véritables serviteurs des monopoles. Nous avons pu remarquer que les États et la Banque Centrale Européenne se sont levés comme un seul homme pour venir en aide des banques et des constructeurs d’automobiles menacés de faillite en les renflouant à coup de milliards d’euros alors que les responsables politiques affirmaient quelques jours avant l’éclatement de la crise que les caisses étaient vides et que selon les termes de François Fillon, la France était en faillite imminente. Cette mobilisation sans précédent des États en faveur du grand Capital montre une fois de plus que les États dans un système capitaliste n’ont d’autres fonctions que de réprimer les classes exploitées et d’intervenir le moment venu pour servir les intérêts du Capital. 

Ceux qui pensent que la crise est derrière nous et que le pire a été évité de justesse se trompent lourdement et prennent leurs désirs pour des réalités, car le système capitaliste est incapable de fonctionner par ses propres moyens endogènes et de surmonter par lui-même ses propres crises endémiques et permanentes selon la main invisible d’Adam Smith et la sacro sainte loi du marché. Pour surmonter ses crises chroniques endémiques, le système capitaliste a besoin de deux béquilles: un État répressif d’un côté et une myriade d’institutions spécialisées dans le lavage des cerveaux de l’autre. Si le système capitaliste est en crise permanente, cela est dû à des éléments structurels contradictoires qui empêchent son bon fonctionnement. Car le système capitaliste est fondé sur la logique de l’accumulation du capital et c’est justement cette logique de l’accumulation du capital qui le plonge dans des crises endémiques et permanentes sans fin et qui l’empêche de s’autoréguler par lui-même. Il faut savoir que l’économie capitaliste n’est pas une économie faite pour satisfaire les besoins humains mais pour générer des richesses et de l’argent pour une poignée de profiteurs et d’exploiteurs. C’est pourquoi l’économie capitaliste est traversée sans cesse par des contradictions insurmontables, celles de la surproduction et de la sous-consommation, de l’abondance et de la pénurie, et des richesses et de la paupérisation.

Les crises endémiques du mode de production capitaliste sont engendrées par cette loi fondamentale, la baisse tendancielle du taux de profit. En effet, la surproduction inhérente au capital créateur de plus-value est par définition liée à la pénurie et à la sous-consommation. Le couple surproduction - pénurie est inscrit dans tout le cours du capital, car sa « productivité », c’est-à-dire sa capacité de faire des profits, est en diminution constante tout au long du cycle et au fur et à mesure de la baisse du taux de profit. Cela signifie concrètement que sur une composition organique déterminée du capital, une même somme de valeurs rapporte de moins en moins de profits de sorte que la masse énorme de capital se valorise toujours péniblement. Le capital qui est par définition production de plus-value ne peut plus alors fonctionner en tant que tel, se reproduire tout entier. Le capital non valorisé ou dévalorisé est un capital détruit, mort, un capital cadavérique. La crise est ainsi le tournant où la surproduction se mue en pénurie de capital. Ce renversement s’effectue lorsque la masse de plus-value extorquée(heures de travail non payés) ne suffit plus à valoriser la masse du capital accumulé. Surproduction ne signifie pas autre chose que surproduction de moyens de production qui entraîne à son tour chute du taux d’exploitation au-dessus d’un certain niveau, perturbations et arrêts du procès de production capitaliste.

Le système capitaliste est donc une économie qui est en crise permanente et il ne connaît aucun répit. Les schémas et les cycles Juglar, Schumpeter etc sont faux, car il est impossible de tracer des frontières entre les périodes de crises du capitalisme et celles où il ne l’est pas. Il est faux de dire qu’à telle période, il y a crise et qu'à telle autre période, il n’y en a pas. Les périodes de crise ou de non-crise correspondent en réalité à des crises de surproduction soit générales soit partielles. Les crises de surproduction généralisées ont trouvé leurs solutions dans deux guerres mondiales qui ont fait plus de cent millions de morts. Quels sont les critères qui délimitent les périodes de crises ou de non crises ? il n’y en a aucun, car on retrouve aussi bien pendant les crises ou que dans celles de non-crise, les mêmes effets immuables: licenciement massif de salariés jetés sur le pavé ; faillite de capitalistes qui, privés de la manne des profits, arrêtent leurs usines et leurs machines encore en état de fonctionner. Les crises partielles du capitalisme sont maquillées par le système de crédit qui a porté à l’éléphantiasis la production dans tous les secteurs. Le système de crédit a été conçu comme une solution alternative aux guerres sanguinaires et aux champs de bataille pour conjurer les crises en donnant un certain pouvoir d’achat aux salariés. Mais il ne suffit pas de distribuer de l’argent pour doper ou droguer l’économie, harmoniser production et consommation et remédier au déséquilibre entre la surproduction et la sous-consommation. Ce n’est pas parce que l’on met plus d’argent en circulation que l’on résorbera la surproduction, car l’argent est lié aux revenus et directement ou indirectement à l’emploi d’une part et à la masse et à la qualité de la production d’autre part. La surproduction et donc la mévente fait baisser les salaires et les profits entraînant licenciement dans telle branche ou dans telle autre. 

INSTRUMENTALISATION DES CRISES DU CAPITALISME

Les crises endémiques du mode de production capitaliste sont du pain béni pour les classes dominantes et la propagande politique s’en sert comme arme psychologique pour domestiquer les classes exploitées et pour opérer des restructurations et délocalisations en vue de l’augmentation de la rentabilité et de la productivité du capital investi. Les crises du capitalisme sont instrumentalisées pour lutter contre cette inflexible et redoutable loi, qu’est la baisse tendancielle du taux de profit. La propagande politique dans les Etats capitalistes en crise joue sur la peur du chômage pour redonner légitimité au Capital et faciliter la mise en œuvre de plans libéraux d’austérité. La propagande capitaliste utilise le chômage de masse pour légitimer la surexploitation de la force du travail. Rappelons que les deux formes principales d’exploitation qui sont inhérentes au système capitaliste sont : l’augmentation de la durée de la journée de travail et la diminution du salaire. Le but de la propagande politique consiste à faire un bon usage de la crise pour paralyser la combativité des salariés et pour semer la peur et la panique psychique au sein des classes exploitées. Quand les classes exploitées sont gagnées par la peur, elles sont paralysées et elles sont incapables de mener des actions contre les politiques libérales visant à augmenter la durée du travail et à baisser les salaires. La crise doit être systématiquement exploitée pour cultiver la résignation populaire en jouant systématiquement sur la peur du chômage qui apparaît lui-même dans cette perspective comme un appui inappréciable pour les classes capitalistes. Exploité à bon escient, le chômage de masse, permanent et menaçant, est un rouage essentiel dans le fonctionnement du système capitaliste. Un vieil adage du capitalisme infantile doit être sans cesse présent à l’esprit de chaque salarié: si deux patrons courent après un ouvrier, le salaire monte mais si deux ouvriers courent après un seul patron, le salaire baisse. Hors de ce précepte, point de salut. Un chômeur de plus, c’est une véritable aubaine pour le capitaliste et le chômage apparaît comme le début de la sagesse sociale. L’insécurité de l’emploi et la hantise du chômage ont pour but d’affaiblir la résistance et la combativité des individus abattus moralement et psychologiquement. Les crises endémiques ont toujours été une aubaine pour les États et les classes capitalistes qui s’en servent comme un mode de gestion de la société. Il suffit tout simplement de faire un bon usage des crises du capitalisme pour domestiquer le peuple et les masses en leur apprenant le civisme économique et politique ainsi que l’obéissance aveugle aux ordres et aux injonctions de leurs maîtres et leurs donneurs d’ordre. À cet égard, les crises jouent un rôle pédagogique, car elles modifient la posture psychologique des peuples et des masses qui sont obligés de subir toute leur vie les effets ravageurs et destructeurs de la loi de la jungle capitaliste.

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10 juillet 2009

REUNION G8 : L'IMPUISSANCE

RÉUNION DU G8 EN ITALIE

L’IMPUISSANCE FACE À LA MORT DU CAPITALISME

La réunion des dirigeants du G8 à l’Aquila en Italie ressemble plus à une veillée funéraire qu’à un rassemblement de chefs d’États et de gouvernement décidés à relever les grands défis auxquels se trouve confronté le monde actuel. Le spectacle donné par la réunion du G8 est celui de l’impuissance des États capitaliste et leurs États croupions du tiers-monde face à l’agonie et à la mort imminente d’un système qui a dominé le monde depuis cinq siècles. Lors de cette réunion annuelle, on aurait pu s’attendre à ce que les participants accordent une large place à d’une question d’une brûlante actualité, la crise du mode de production capitaliste. Or, il n’en est rien, car les dirigeants du G8 ont parlé de tout, c’est-à-dire des choses accessoires, insignifiants ou hypothétiques comme le réchauffement climatique sauf de l’essentiel, la crise du système capitaliste. Comme si rien ne s’est passé depuis la crise de subprime aux Etats-Unis et la cascade de faillite de banques américaines et européennes qui s’ensuivit. Si les participants à la réunion du G8 n’ont pas abordé la question de la crise du capitalisme, c’est parce qu’ils n’ont plus rien à proposer pour sortir leurs pays du marasme dans lequel ils sont plongés depuis bientôt un an. La propagande politique dans les Etats capitalistes véhicule l’idée que la crise actuelle est une crise de plus qui vient s’ajouter aux autres crises qu’a connues le capitalisme tout au loin de son histoire. Or c’est que réside l’erreur des soi-disant experts, économistes et les politiciens, serviteurs du capital, car la crise actuelle ne ressemble à aucune des crises du passé et que le système capitaliste arrive aujourd’hui à la fin de son cycle naturel et qu’il est condamné à mourir de sa mort naturelle comme jadis la féodalité.

CRISE DU CAPITALISME, CRISE DE LA REPRODUCTION SIMPLE

Marx étudie chaque fois les crises au niveau de la reproduction simple, de ce que l’on appelle aujourd’hui la croissance zéro. L’étude du niveau de reproduction simple est un bon indicateur pour saisir le mécanisme et les lois de la crise générale et distinguer entre les diverses crises spécifiques : crise de production et de marché, crise industrielle et agricole, crises monétaires et commerciales, krach financier et boursier, crise partielle ou intermédiaire, crise générale, locale ou sectorielle. C’est quand le capital se reproduit lui-même, sans se grossir d’une masse nouvelle de profits, que l’on observe le plus clairement les lois de  ses échanges, de ses métamorphoses et de ses phases successives. Le caractère mercantile de ce mode de production(échanges contre équivalents) avec l’anarchie de la production qui en résulte entraîne déséquilibres et déformations des différentes phases parcourues par le capital. Si la crise a son centre de gravité dans la production, ses effets les plus ravageurs se manifestent immanquablement dans la sphère de la circulation proprement dite, où le capital trouve ses pires limitations : distribution sur le marché, le commerce avec les banques, la bourse, etc. Autrement dit, la crise est le point où la production de plus-value entre en conflit avec le mode de distribution mercantile, où l’échange avec plus-value s’oppose à l’échange entre équivalents des marchandises sur le marché. 

Pour se fructifier, le capital doit subir dans sa course folle une série de métamorphose. Avec son capital, le capitaliste achète du travail salarié(capital variable) et des moyens de production(capital constant) : machines, bâtiments, moyens de transport etc. Du fait de la nature anarchique du mode de production capitaliste, des marchandises sont produites avant d’être vendues. Après la phase A-M, grâce à la publicité et au matraquage permanent, tout ou une partie des produits fabriqués est vendu sur le marché et le capitaliste doit transformer son capital-marchandises en argent sur le marché, c’est-à-dire, M-A. Le premier échange peut se réaliser avec plus ou moins de bonheur mais ce moment d’extase peut ne pas se répéter dans les phases successives, puisque la distribution et le marché obéissent à des lois spécifiques réglées par l’appropriation privée et la demande solvable. Une crise intervient quand le capital ne parvient pas à sauter l’un de ces obstacles(A-M, M-A). Il se dévalorise alors et pour, tout ou partie, est mis au rebut ou détruit. Le capitaliste aura transformé son argent en un produit dénué de toute valeur nouvelle, mais il aura perdu sa valeur primitive. La crise est le point où le taux de profit tombe à zéro au moment précis où la masse de capital(surproduction) est la plus gigantesque. La reproduction croissante se renverse en son contraire et de potentielles, les contradictions du capital deviennent cinétiques ou explosives. La surproduction ne cesse de croître avec l’essor des forces productives, parce que l’énorme masse produite se dévalorise de plus en plus : le travail-valeur incorporé à une même marchandise diminue à mesure que croît la productivité des ouvriers. La surproduction inhérente au capital créateur de plus-value est par définition liée à la pénurie et à la sous-consommation. Elle-même se change en pénurie en temps de crise. L’âge d’or des restaus du Cœur et de la pandémie de la misère dans les Etats capitalistes va de pair avec l’abondance des marchandises et des produits fabriqués qui sont jetés sur le marché sans trouver d’acquéreurs potentielles faute d’acheteurs et de pouvoir d’achat.

Si l’humanité n’a pas encore été débarrassée de cette vermine qu’est le mode de production capitaliste, c’est parce que les conditions actuelles ne se prêtent pas encore à une révolution sociale qui entraînerait des bouleversements tant au niveau des rapports sociaux qu’au niveau des forces productives. Les forces sociales destinées à en finir avec le système capitaliste sont en gestation mais elles ne sont pas encore suffisamment mûres pour lui donner le coup de grâce final. C’est cette heure fatidique qu’ont voulu exorciser les participants à la réunion du G8 à l’Aquila en parlant seulement de la pluie et du beau temps et rien de plus.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : G8, crise, capitalisme, alternative

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14 juin 2009

COMMENT LE CAPITALISME A-T-IL TRANSFORME NOTRE CORPS EN POUBELLE?

COMMENT LE CAPITALISME A-T-IL TRANSFORMÉ NOTRE CORPS EN POUBELLE ?

ELLE EST VITE REMPLIE MAIS ON NE SAIT PAS COMMENT LA VIDER

L’augmentation du nombre des obèses, des malades du cancer et des maladies cardio-vasculaires en France et dans les pays capitalistes en général est un des indicateurs les plus visibles des effets ravageurs et destructeurs du mode de vie capitaliste. La propagande médicale essaie de nous vendre des plats cuisinés prêts à consommer sans savoir ce qu’ils contiennent en réalité. Le corps médical, béquille du système capitaliste, cherche à nous faire croire que nous vivons aujourd’hui dans un monde merveilleux, le meilleur des mondes, où les hommes vivent plus longtemps grâce au progrès de la médecine. Cet argument que nous vivons mieux et plus longtemps grâce ou à cause du progrès de la médecine ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus, car la réalité est tout autre chose que celle décrite et assénée par le corps médical. La propagande médicale comme toute propagande est fondée sur des faits et des chiffres. Par exemple, le thème de l’allongement de l’âge est fondé sur des données statistiques et quantitatives, sur ce que l’on appelle les moyennes, en occultant les données qualitatives qui, elles, contredisent radicalement les arguments et les pseudo-explications du corps médical. Quand on dit que les hommes vivent en moyenne plus longtemps que ceux du début du XXe siècle ou qu’il y a aujourd’hui plus de personnes âgées qu’il y a cinquante ou cent ans, le corps médical attribue cette longévité à l’amélioration de la qualité de vie des hommes ou au progrès de la médecine. Ce phénomène de vieillissement des populations est passible d’interprétations différentes si l’on intègre la variable démographique, c’est-à-dire l’augmentation vertigineuse du nombre des hommes sur la terre mais aussi la natalité galopante dans les pays industriels. Prenons le cas de la France. Si l’espérance de vie s’est allongée en moyenne, ce n’est pas à cause du progrès de la médecine mais à cause de la variable démographique où la population française a presque doublé en quarante ans. S’il y a aujourd’hui en moyenne plus de personnes âgées qu’il y a quarante ans, cela s’explique par une variable statistique soumise à la loi de distribution de probabilité de Laplace, de Huygens et de Bernouilli. Quand on dit que l’espérance de vie a plus que doublé pour atteindre 67 ans en moyenne mondiale et 80 ans pour les pays développés, ces moyennes sont des coefficients de pondération et une moyenne n’est autre chose qu’une simple espérance mathématique. Le corps médical fait tout simplement de la propagande en cherchant à interpréter comme bon lui semble les chiffres et les moyennes mais la réalité dans laquelle vivent les hommes aujourd’hui est tout autre et malheureusement elle est bien plus sombre que celle présentée et propagée par la propagande médicale. Si l’on prend l’exemple du cancer, on découvre qu’il fait tous les ans 1200 morts de plus. Si la médecine était si efficace, il n’y aurait pas eu ces 1200 morts de plus. Logiquement le dépistage précoce des cancers aurait dû réduire le nombre des cancéreux. Or c’est le contraire qui se produit et il faudra expliquer ce phénomène d’augmentation qui est dû à un environnement toxique et aux différentes pollutions dont nous sommes quotidiennement les victimes. Si nous vivions dans le monde merveilleux de la propagande médicale, il n’y aurait pas eu autant de candidats au cancer dont le nombre représente la moitié des candidats au bac, c’est-à-dire 300 000 par an.

Malheureusement, nous vivons aujourd’hui non pas dans le monde féerique et paradisiaque de la propagande médicale mais dans un monde cauchemardesque et dans un environnement toxigène à bien des égards. Dire que nous vivons dans un environnement toxigène ne suffit pas, encore faut-il dire aussi qui en est la cause. Celle-ci n’est pas difficile à trouver, c’est le mode de production capitaliste dont nous subissons les effets désastreux et destructeurs depuis plus de deux siècles. Le système capitaliste est la seule cause de la destruction de la planète et de la dégradation du cadre et de la qualité de vie des hommes. Il est le seul responsable des pollutions de l’air, de l’eau et le sol. Quand l’homme, l’animal et le végétal sont victime des toutes ces agressions extérieures, il serait étonnant que nous vivions dans le meilleur des mondes. Il n’est pas possible dans le cadre de cet article d’analyser tous les effets ravageurs du système capitalisme, nous allons nous contenter de quelque chose qui nous est familier le corps humain. Comme tout organisme vivant, le corps humain a besoin de carbone, d’oxygène, d’azote et d’hydrogène fournis par l’air, l’eau et les aliments. Quand l’homme respire, il respire de l’air pollué et quand il s’alimente, il absorbe une myriade de substances indésirables qui sont les produits toxiques, de poisons (intoxication) et de substances toxines(intoxination).

L’air pollué que l’on respire qui est d’une prodigieuse complexité est formé de ce que l’on appelle le « smog », un cocktail de poussières et de gaz industriels. Le smog est responsable des affections pulmonaires et des cancers tels que le cancer du poumon qui est la première cause de décès en France avec 27 000 par an. Les campagnes officielles contre le tabagisme est une manière de divertir sur la vraie cause du cancer du poumon qui n’est pas due uniquement au tabac mais à l’air pollué, le smog. L’atmosphère de la ville est polluée par l’anhydride sulfureux qui, une fois oxydé, devient de l’acide sulfurique pur et simple, ou encore des poussières, d’oxyde de carbone dont le seuil dangereux est aujourd’hui largement dépassé. Les poussières industrielles en suspension dans l’air filtrent le rayonnement ultraviolet au point que celui-ci est à 0,3% de son énergie dans les villes contre 4 % à la campagne. Il s’ensuit une prolifération des germes et une augmentation des cas d’anémie, les poumons et les la peau des citadins étant exposés à une plus forte agression microbienne.

INTOXINATION DU CORPS HUMAIN

De la même façon que l’air, l’alimentation de l’homme est empoisonné par une myriade de substances toxines et toxiques. Les toxines sont des déchets et des résidus issus des métabolismes. Contrairement à l’intoxination(les produits toxines), notre corps est victime de substances extérieures et étrangères au fonctionnement de l’organisme, ce sont les produits toxiques. Pour éliminer les produits toxines(intoxination), notre organisme possède des organes spécialisés dans leur élimination : le foie, les reins, les poumons et la peau. La présence des toxines dans notre organisme est un phénomène naturel dès lors qu’ils ne dépassent un certain seuil. Mais dès que ce seuil est dépassé, les substances toxines agissent comme du poison sur les tissus et les organes, encrassent et grippent les rouages et les mécanismes de notre « moteur organique et biologique ».

La principale source des toxines est les aliments. Pour pouvoir vivre au quotidien, nous sommes obligés de boire et de manger. L’eau que nous buvons est une eau polluée par les nitrates, les engrais et les déjections animales en provenance de l’agriculture et de l’élevage intensifs et qui s’infiltrent dans les nappes phréatiques et dans les eaux de surface. Les nitrates qui se trouvent dans l’eau résultent de la transformation des nitrites sous l’influence des bactéries produisant elles-mêmes des nitrosamines qui sont des substances cancérogènes. Les nitrosamines se retrouvent dans les charcuteries et indirectement dans l’eau, les fruits e les légumes. Les N-nitrités sont des agents cancérogènes utilisés par les laboratoires pharmaceutiques pour provoquer expérimentalement des tumeurs cérébrales en laboratoire.

Après l’eau, il y a la nourriture. Pour vendre leurs produits industriels, l’industrie agroalimentaire incite à la consommation soit par prix alléchants soit par la publicité. Dans les sociétés industrielles, des habitudes alimentaires incitent à la surconsommation et à la consommation de n’importe quoi. La suralimentation n’est pas seulement source d’obésité comme veut nous le faire croire la propagande médicale mais d’accumulation de toxines, c’est-à-dire d’intoxination dont sont victimes aussi bien les obèses que ceux qui ont un poids normal. Aujourd’hui, le seuil d’intoxination est vite atteint à cause des habitudes alimentaires qui incitent à manger beaucoup trop à ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. C’est parce que le tube digestif est saturé que se froment de fermentations et des putréfactions comme l’acide pyruvique, les scantols, les indols, les phénols, les ptomaines qui sont des poisons violents. Il y a aussi une autre explication la consommation des quantités excessives d’aliments, c’est leur pauvreté de leur valeur nutritionnelle due à l’épuisement du sol, à la pollution du sol par les insecticides, les pesticides, les dioxines. Du fait de leur pauvreté nutritionnelle, les hommes sont obligés de consommer plus que par le passé pour couvrir leurs besoins quotidiens en vitamines, car en mangeant les « faux aliments » offerts par l’industrie agroalimentaire, les hommes négligent les vrais aliments qui sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme. Avec la bénédiction et la caution « scientifique » du corps médical, l’industrie agro-alimentaire et le pouvoir politique poussent à consommer de la viande, du lait et des produits laitiers dérivés qui proviennent des animaux d’élevage, des animaux malades bourrés d’antibiotiques.

INTOXICATION DU CORPS HUMAIN

L’intoxication est le produit d’un environnement toxique et toxigène. Outre l’air pollué que l’on respire, nous sommes quotidiennement intoxiqués par des substances toxiques. Les aliments consommés par les hommes proviennent des sources des eaux, de l’air et des sols pollués. Lorsque nous mangeons, nous ingérons non seulement les aliments mais les poisons qu’ils contiennent contribuant ainsi à élever dangereusement le taux de déchets toxiques dans nos tissus et dans nos organes. Les cultures sont sans cesse l’objet de traitements aux insecticides, herbicides, fongicides etc. Dans les élevages, les animaux sont surmédicamentés à cause des antibiotiques pour pouvoir survivre aux conditions atroces dont ils sont victimes et pour accélérer leur prise de poids(hormones). Ces médicaments se retrouvent fatalement dans les chairs que les hommes consomment et en partie dans les produits animaux dérivés comme els œufs, le lait et les produits laitiers. Dans les aliments que nous ingérons, il existe un cocktail de produits chimiques, des colorants, des émulsifiants, des exhausteurs de goût et de saveur, agents de sapidité, des stabilisateurs, des antioxydants, des anti-rances, des agents conservateurs etc. Pour ne pas effrayer le consommateur, tous ces produits chimiques qui sont en réalité des poisons sont dissimulés sous forme de lettres et de chiffres comme els sulfites (E 220 à 227), acides benzoïques( E 210 à 219) ou les cyclamates(E 952), édulcorant de synthèse interdit aux Etats-Unis en 1970. L’industrie agroalimentaire utilise des centaines d’additifs dont certains sont certes anodins mais d’autres possèdent une toxicité certaine et connue. Les insecticides inhibent l’assimilation de la vitamine A par l’organisme dont la carence est compensée par les produits diététiques vendus dans les grandes surfaces. 

Ce sont tous ces déchets qui empêchent le bon fonctionnement de notre organisme et qui « encrassent » et « grippent » les différents rouages de notre moteur organique qui sont les cellules et les organes. Lorsque les déchets accumulés sont normalement éliminés par le foie, les intestins, les reins, les glandes sudoripares et par les voies respiratoires, tout fonctionne normalement. Mais lorsque les déchets s’accumulent et s’entassent, les émonctoires devenant ainsi incapables de faire face à un afflux massif de déchets charriés par le sang et qui pénètrent dans la lymphe et les sérums cellulaires. Au bout d’un certain temps, les cellules sont noyés par les déchets toxiques qui empêchent l’approvisionnement normal des cellules en oxygène et en substances nutritives. Dans ces conditions, les voies de passage et circulation entre les différentes parties du corps sont bouchées et les cellules ne peuvent plus fonctionner normalement ni les organes qu’elles constituent non plus. Ce sont ces surcharges qui provoquent des maladies dont nous sommes victimes, des maladies qui ne sont pas d’origine microbienne. Car la propagande médicale fait du tapage autour des maladies microbiennes pour faire peur alors que les maladies qui n’ont pas dues aux microbes sont beaucoup plus meurtrières et ravageuses. Le cancer et les maladies ne sont pas des maladies d’origine microbienne et pourtant ils constituent la deuxième cause de mortalité en France et la première chez les hommes avec 150 000 morts en France, 500 000 aux Etats-Unis et 7 millions dans le monde. Ce ne sont ni Staline ni le communisme qui sont responsables de ces millions de morts fauchés par le cancer et les maladies cardio vasculaires mais le capitalisme qui, outre les millions de morts sur les champs de bataille, a entraîné la destruction de la planète en polluant les eaux, les sols et l’air. Ces différentes sortes pollutions pénètrent qu’on le veuille ou non dans notre corps devenu une poubelle et une déchetterie pour le bonheur de quelques grands pollueurs(industries agroalimentaires, industries chimiques, industries automobiles, industries aéronautiques etc.) qui envoient tous les ans aux cimetières des millions de morts. 

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : capitalisme, corps humain, alimentation, pollutions,

13 juin 2009

COMMENT DIVERTIR LES MASSES AVEC L'ECOLOGIE

COMMENT DIVERTIR LES MASSES AVEC L’ÉCOLOGIE ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

La propagande politique dans les Etats capitalistes se doit de varier sans cesse ses thèmes, ses mots, ses images sous peine de perdre leur puissance et leur pouvoir de suggestion. Les sujets, les mots et les images doivent posséder une telle force pour percuter de plein fouet le psychisme de l’individu et pour briser les barrières de son indifférence et cela dans le but de former une opinion publique autour des problèmes et des questions préalablement définis par les stratèges de la propagande. Pour être efficaces, les thèmes et les sujets doivent suggérer la peur à laquelle les agents de la propagande seront amenés à proposer leurs propres solutions. L’écologie et le réchauffement climatique sont deux thèmes qui ont été inventés et mis au point par la propagande politique pour faire diversion sur l’environnement dans les pays industrialisés qui, rappelons-le, est lié par ses origines au mode de production capitaliste et qui en est, en même temps, le produit et le moteur. Les problèmes de l’environnement ne sont pas des problèmes techniques ; ils sont éminemment politiques et ils ont été générés par un système productiviste fondé sur l’argent, le profit et l’accumulation du capital. Environnement et capitalisme sont donc intrinsèquement et consubstantiellement liés et il est impensable de parler d’environnement et d’espace sans évoquer en même temps, les rapports sociaux qui le conditionnent et le système des valeurs des dirigeants de l’industrie capitaliste qui le fonde à savoir le profit et le rendement. Contrairement à l’écologie animale et végétale qui fonctionne sur le principe d’une « biotope », une unité spatiale fondée sur l’association en symbiose d’espèces différentes, l’environnement de l’homme est soumis au jeu des intérêts, des besoins, des désirs et des aspirations d’une classe sociale dominante. Parler d’écologie humaine ou d’écologie sans les lier à une idéologie politique, c’est comme si l’on parlait et de tout et de rien. L’organisation de l’espace socio-géographique est un espace construit et elle est le reflet des structures sociales. Les villes et l’aménagement des territoires ne sont conçus et construits au hasard mais modulés en fonction des intérêts d’une classe et d’une idéologie. La construction des boulevards Haussman répondait à la nécessité de réprimer plus efficacement les mouvements et les révoltes ouvriers. Les banlieues actuelles ont été construites pour isoler une catégorie des populations réputée pour sa dangerosité et sa menace de l’ordre établi. 

Les contraintes matérielles de l’environnement ne sont pas indépendantes des contrainte sociales qui pèsent sur les individus. L’environnement a été organisé en fonction des intérêts de la classe capitaliste et l’on ne voit pas comment des partis politiques se réclamant de l’écologie peuvent changer quoi que ce soit aux rapports sociaux et aux rapports de production. Les approches naïves et simplistes des écologistes et d’aujourd’hui ressemblent à bien des égards à celles des partis communistes européens des années 1960 et 1970 qui avaient renié les principes léninistes de conquête de pouvoir en s’inventant un nouveau gadget politique, l’eurocommunisme, la troisième voie et la « voie démocratique », c’est-à-dire les élections. On voit le résultat aujourd’hui, puisque les partis communistes qui professaient la troisième voie et des élections ont quasiment disparu du paysage politique des Etats capitalistes. L’erreur des écologistes aujourd’hui, comme celle des communistes jadis consiste à croire à la fable de la transformation du mode de production sans changer radicalement ou du moins modifier le pouvoir qu’impose une classe sociale sur l’environnement.

L’environnement est organisé en fonction à la fois des techniques nouvelles, des nouveaux modes de production et des systèmes de représentations et de valeurs que les serviteurs des classes dominantes, politiques, journalistes, intellectuels, universitaires etc y projettent par les plans qu’ils imposent. L’environnement ne se réduit nullement aux gadgets des écologistes et des partis écologistes dans les États capitalistes. L’environnement est une forme de pouvoir dont se sert une classe dominante pour diriger et orienter les comportements des hommes mais aussi la manière de produire. L’environnement traduit les phénomènes de dominance et ceux qui sont les mieux placés pour maîtriser l’espace ont le le pouvoir et cherchent à le garder en l’organisant à leur profit.

Pour que les écologistes et leurs partis apportent des solutions crédibles, il faut supprimer ou du moins limiter au maximum le pouvoir des nuisances qui sont à l’origine de la dégradation de l’environnement. Aujourd’hui, tout notre environnement est toxique à cause des pollutions du sol, de l’air et de l’eau. Des milliards de tonnes de produits toxiques sont rejetés dans l’atmosphère et leurs molécules sont en suspension dans l’air. Les origines de ces pollutions sont à la fois l’industrie et le nombre vertigineux des hommes sur la terre. Pour réduire par exemple l’oxyde de carbone (CO) dégagé par les gaz d’échappement des voitures et les fumées des usines chimiques qui ceinturent certaines villes comme le couloir de la Chimie à Feyzin près de Lyon, il faudra supprimer les voitureset les usines chimiques. Les écologistes ont-ils le pouvoir de supprimer les industries chimiques pour remédier à cette pollution chimique par le CO? L’oxyde de carbone est un des agents de pollution chimique atmosphérique, il y a aussi le gaz carbonique(CO²) craché par chacun de nous et plus les hommes sont nombreux plus ils polluent la terre. En un siècle, le gaz carbonique a augmenté d’environ 12% en un siècle. Pour lutter contre ce genre de pollution atmosphérique, il faudra lutter contre la natalité galopante. Les écologistes ont-ils le pouvoir d’instaurer une politique familiale fondée sur la limitation de la natalité en Europe ? Les avions sont connus pour être des gros pollueurs de l’air. Que proposent les partis écologistes pour réduire ce genre de pollution atmosphérique? Interdire le vol des avions ? Supprimer l’industrie aéronautique ?

A ces deux gaz, il faudra ajouter les vapeurs d’hydrocarbure, les dérivés nitrés, chlorés, fluorés et soufrés, l’ammoniac, les composés de plomb dégagés par les industries chimiques, les cimenteries, les industries du pétrole, des plastiques, des huiles(chimie organique), des industries des colorants, des abattoirs, etc. Pour qu’ils soient logiques avec eux-mêmes, il faut que les écologistes déposent au parlement de Strasbourg des projets de lois visant à la suppression de toutes les industries que l’on vient de citer. Que peuvent les quelques députés écologistes au parlement européen de Strasbourg face à une écrasante majorité de députés de droite et socialistes qui sont les techniciens de surface et les employés de service du capital et des grands industriels ?

Quant au réchauffement climatique, c’est un gadget médiatique comme l’écologie. Il n’y a à ce jour aucune preuve crédible montrant d’une façon indiscutable un quelconque réchauffement climatique. Le changement climatique s’opère sur des milliers voire des millions d’années et non pas sur un ou deux siècles. L’augmentation des températures d’un ou de deux degrés en moyenne sur un siècle n’est pas un indicateur du réchauffement climatique. En tout cas, si réchauffement climatique il y a, il ne pouvait être qu’une des conséquences de la pollution chimique atmosphérique. Ainsi l’accroissement des déchets de gaz carbonique entraîne-t-il des répercussions sur l’ensemble de l’écosystème atmosphérique et sur le climat entre autres. 

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : environnement, écologie, réchauffement climatique, capitalisme, pollutions chimiques

07 juin 2009

TRIPATOUILLAGES ELECTORAUX

LES TRIPATOUILLAGES ÉLECTORAUX DANS LES DICTATURES CAPITALISTES

En ce jour d’élections européennes, il est impossible de passer sous silence la kermesse électoriale. Selon la typologie des régimes politiques, les élections qui se déroulent à intervalles olympiques dans les Etats capitalistes constituent un critère qui délimite les frontières entre démocraties et dictatures. Les élections sont également le thème de prédilection de la propagande capitaliste. Pour le simple électeur, voter, c’est participer au jeu démocratique, c’est élire des représentants appelés à le représenter dans les parlements nationaux et européens comme c’est le cas aujourd’hui à l’occasion de l’élection des euro députés.

Faisons d’abord une remarque sur l’élection prise par la typologie des régimes politiques comme critère de distinction entre démocratie et dictature. Le monde entier est unanime pour qualifier de dictatures le régime fasciste en Italie et le régime nazi en Allemagne. Pourtant Mussolini et Hitler ont conquis le pouvoir par la voie démocratique, par la voie des élections libres et avec le consentement de la majorité des peuples italiens et allemands. Hitler comme Angela Merkel ont été élus par le peuple allemand, aujourd’hui, on dit que la première a  été élue démocratiquement dans une Allemagne démocratique alors que le second était un dictateur et le régime nazi était une dictature. L’élection comme critère de distinction entre démocratie et dictature doit donc être comme un critère non pertinent dans la typologicisation des régimes politiques. Pour retrouver une certaine cohérence logique, il faudra plutôt dire que le peuple en élisant des dictateurs est à la fois le complice et la victime consentante dans les démocraties et dans les dictatures. Les dictateurs ne tombent pas du ciel, ils ont été faits et fabriqués par les peuples qui les élisent ou qui deviennent un des rouages des dictatures. 

En disant que le peuple est complice des dictatures et des dictateurs, cela ne veut pas dire qu’il aspire naturellement à être gouverné par des dictatures et par des dictateurs, mais parce qu’il ne peut pas faire autrement et parce qu’il n’a le choix dans une démocratie et dans une dictature qu’entre un dictateur civil ou un dictateur militaire. La seule différence entre un dictateur dans une dictature et un dictateur dans une démocratie est le déguisement et le costume d’apparat. Les théoriciens de la typologie des régimes politiques se sont fourvoyés en prenant l’élection comme critère de distinction entre la démocratie et la dictature alors qu’ils auraient dû prendre plutôt comme critère de distinction entre les démocraties et les dictatures, le costume d’apparat et le mode vestimentaire du dictateur, soit l’uniforme militaire soit le costume de ville trois pièces. Mais n’incriminons pas le peuple pour sa complicité et pour sa soumission consentante à la volonté des dictateurs, car s’il choisit librement ses dictateurs, c’est parce qu’il a été préalablement l’objet de viol psychique par la propagande politique qui le transforme en adorateur frénétique des dictateurs et des dictatures.

Mais la complicité du peuple avec les dictateurs et les dictateurs ne saurait suffire à elle seule pour pérenniser un système. Nous vivons ou plutôt nous subissons les effets d’un système, celui du mode de production capitaliste qui domine actuellement la planète entière. Pour réprimer en toute légalité, « au nom du peuple » toute velléité de révolte, les dictatures capitalistes avaient tout prévu en mettant en place des garde-fous et des barrières. Parmi ces garde-fous, il y a le système électif. D’après les théoriciens du contrat social, grâce daux élections, le peuple conclut « librement » un contrat avec ses représentants, les députés, « les  représentants du peuple ». Mais en pensant contrat entre électeur et élu, entre représentant et représenté, on s’interdit du coup de penser domination et soumission entre dominant et dominé, entre exploitant et exploité, entre capitaliste et ouvrier. La fortune des théories du contrat s’explique alors : elles interdisent de penser à la domination politique, économique et sociale, à la lutte des classes et à toutes les contradictions inhérentes à une société de classes. En transformant chaque exploité en citoyen égal politiquement, les théories du contrat social passent sous silence la structure réelle des sociétés fondée sur les contradictions sociales et les luttes des classes. En normalisant le jeu des intérêts, en postulant que la majorité dégagée à l’issue des élections est l’expression de la volonté du peuple, les théories du contrat font table rase de toutes les victimes du système capitaliste, chômeurs, pauvres, exclus et tous les victimes de l’exploitation capitaliste.

Non seulement les élections sont un « piège à con » selon l’un des slogans de Mai 68, mais les dictatures capitalistes se livrent périodiquement aux tripatouillages électoraux pour empêcher leurs vrais ennemis de changer quoi que soit aux structures du système. Par structure du système capitaliste, il faut entendre le régime de propriété privée des moyens de production qui confère le Pouvoir aux classes possédants pour exploiter librement, comme bon leur semble et en toute impunité toux ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre moyennant un salaire. Les règles du jeu électorales sont faites de sorte que les partis contestataires soient dépourvus de toute représentation au sein des enceintes parlementaires pour étouffer toute voix discordante et pour ne pas entendre un son de cloche différent. Le système électoral subit régulièrement un « lifting », de tripatouillages pour ne pas laisser entrer aux parlements nationaux et européens des membres employant des mots « grossiers » tels que capitalisme, lutte des classes, exploiteurs, exploiteurs etc. ces tripatouillages électoraux sont doublés de tripatouillages constitutionnels pour verrouiller complément le système et cela pour empêcher toute modification de sa structure par le jeu électoral. Rêvons un peu et imaginons le scénario où des partis de gauche( les vrais pas les droches) ont démocratiquement gagné des élections et ont voulu légiférer pour interdire le licenciement ou restreindre le droit de la propriété capitaliste des moyens de production. Cette majorité de gauche sera incapable de faire voter une seule loi touchant au statut de la propriété privée des moyens de production, car elle se trouvera en face d’elle, des institutions créées spécialement à cet effet pour interdire en jugeant comme anticonstitutionnelle toute atteinte au sacro-saint droit de la propriété privée des moyens de production. Quand le gouvernement de Lionel Jospin a voulu empêcher un plan de licenciement décidé par Michelin, il s’et trouvé en face de lui le Conseil Constitutionnel pour lui opposer le principe constitutionnel, celui du sacré saint droit de la propriété privée.

Prenons trois exemples récents de tripatouillages électoraux. Le système électoral en France et en Europe a été volontairement « trafiqué » pour empêcher les partis d’extrême gauche de siéger aux parlements nationaux et européens. Après la victoire du non en France, Sarkozy et ses compères européens ont tripatouillé un nouveau traité, le traité de Lisbonne pour contourner le vote populaire français. Après la victoire du non irlandais, le peuple irlandais est appelé à nouveau à voter pour le mois de septembre. Grâce à des tripatouillages électoraux, les dirigeants européens espèrent cette fois-ci que le peuple irlandais vote dans le bon sens, c’est-à-dire pour le oui. 

FAOUZI ELMIR

ODILE DEVEAUX

Mots clés : tripatouillages électoraux, élection, dictature.

15 mai 2009

GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D'UNE PROPAGANDE(QUATRIEME PARTIE)

GRIPPE PORCINE A/H1N1 :

AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE

(Quatrième partie)

BUTS PSYCHOLOGIQUES DE LA PROPGANDE SUR LA GRIPPE PORCINE

La propagande n’a pas pour vocation d’éclairer le jugement des hommes et encore moins de leur expliquer le pourquoi et le comment des choses. La raison d’être de la propagande est de manipuler psychologiquement et de créer des êtres aliénés. À cet égard, la propagande s’avère une redoutable machine à fabriquer des hommes aliénés grâce à une connaissance très poussée du terrain psychologique. Le concept d’aliénation qui nous est familier est celui de Marx pour qui l’aliénation est engendrée dans la sphère de la production par la division du travail et par la séparation de l’ouvrier du son produit. L’exemple le plus connu d’aliénation par la création matérielle est l’asservissement de l’homme par la machine, c’est-à-dire par les moyens de production. Le fait que l’homme soit contraint de se séparer de ses moyens d’existence et de ses propres créations matérielles mène à son asservissement et à l’émergence d’un sentiment d’impuissance. Mais l’aliénation ne concerne pas seulement l’activité productive, elle est aussi présente dans d’autres domaines de la vie sociale, la production matérielle, la production intellectuelle et les relations humaines. Dans les relations humaines, l’aliénation engendrée par la propagande politique se manifeste par l’obéissance aveugle à des lois et des institutions, des règles, des codes et des normales sociales établies. L’aliénation par la propagande a pour effet la soumission aveugle à un ordre établi et l’hyperconformisme. Les dimensions subjectives de l’aliénation sont : l’impuissance, l’impression de non-sens, le manque de critères, l’isolement et en dernier lieu l’hyperconformisme social et politique.

Cela dit, la première loi de la propagande reste toute de même la loi de la conservation de l’individu. Pour provoquer l’instinct de conservation, le propagandiste doit recourir à un stratagème psychologique: il doit suggérer la peur et faire ensuite entrevoir l’issue de la situation dangereuse, la possibilité d’atteindre la sécurité par des actions qu’il suggère. Si la grippe porcine a été choisi comme thème de propagande, ce n’est pas par hasard, car cette maladie est contagieuse et c’est parce qu’elle est contagieuse qu’elle fait peur en mettant en danger la vie humaine. La grippe porcine fait peur, car elle peut se transmettre de l’animal à l’humain et entre les êtres humains. Elle peut se propager très rapidement, se transformer en épidémie voire en pandémie grâce à la grande mobilité des hommes et au développement des transports aériens. La grande force du virus, c’est qu’il se moque du temps, des frontières des États et des continents. Ce sont les caractères contagieux et la rapidité de propagation des virus qui intéressent en premier lieu les stratèges de la propagande. On a pu remarquer que les maladies virales constituent le terrain de prédilection de la propagande. Les épidémies virales n’ont en effet rien de nouveau et quand on évoque aujourd’hui l’épidémie de la grippe et du virus, on pense immédiatement à la grippe espagnole de 1918-1919 qui tua environ 20 millions de personnes. Les maladies bactériennes, ou l’épidémie ou la pandémie du cancer et des maladies cardio-vasculaires ne font pas l’affaire du propagandiste, car les bactéries peuvent être traitées et soignées le cas échéant avec des antibiotiques, ce qui n’est nullement le cas des virus. C’est parce que le cancer et les maladies cardio- vasculaires ne font pas assez peur qu’ils n’ont pas la préférence des stratèges de la propagande politique.

Si le virus de la grippe porcine fait si peur, c’est à cause de son pouvoir de multiplication et de sa propagation en un court laps de temps, d’une région à une autre et d’un continent à un autre. Mais au-delà de la rapidité de propagation des maladies virales, il y a l’idée de la souffrance corporelle et psychique induite par la maladie elle-même. Pour l’individu, le prototype de toute violence est, naturellement, la violence corporelle et la sensation de douleur qu’éprouvent les parties de son corps. La douleur, comme l’aliénation dans les relations humaines, est un mécanisme d’asservissement dont chaque individu est pourvu. Mais la douleur associée à d’autres excitations, visuelles ou tactiles qu’utilise la propagande, se transforme et prend la forme de menace. La menace devient efficace, c’est-à-dire apte à remplacer la douleur même, et à déclencher la réaction défensive négative- fuite ou l’immobilité due à la stupeur, paralysie- si ces excitations supplémentaires peuvent évoquer facilement des sensations équivalentes à celles orgiastiques du réflexe de douleur. La menace devient alors la forme la plus simple et la plus primitive d’une violence psychique. Mais comme il est toujours possible de greffer un réflexe conditionné sur un autre réflexe de degré supérieur, il serait possible d’utiliser n’importe quel signal ou excitant agissant sur les sens, une parole, une image, un symbole, une mélodie, un geste, un mouvement, pour déclencher une réaction. C’est précisément dans ce mécanisme si simple que réside la base de toutes les pratiques de la propagande politique, quelle que sa forme fasciste, nazie ou démocratique : menacer au moyen des symboles. L’émotion provoquée par la peur est un élément nécessaire de la lutte et surtout de la menace. La peur, liée aux manifestations de l’instinct de conservation, s’accompagne de troubles physiologiques marqués : battements du cœur deviennent généralement plus fréquents, tout le corps tremble à cause des contractions des muscles, la gorge se dessèche et se serre, et les membres, surtout les membres inférieurs, sont paralysés. On peut distinguer entre la peur passive et la peur active. La peur passive peut conduire jusqu’à la paralysie alors que la peur active mène à la fuite. La peur engendre un phénomène que l’on peut appeler la fascination. Dans la fascination, l’agresseur, c’est-à-dire le propagandiste, utilise des formes qui effraient la victime (le propagandé). La fascination a pour effet de neutraliser la volonté d’agir et de créer chez la victime une sorte de torpeur motrice qui paralyse sa faculté de fuir ou de se défendre. Ce phénomène de fascination a été observé chez certains serpents : en apparaissant soudainement devant un oiseau, ils le fascinent par leur présence à tel point que ses réflexes de fuite sont inhibés et il va même se jeter dans la gueule du reptile. La Mante religieuse, en écartant ses extrémités antérieures, prend un aspect spectral et par sa forme rigide et bizarre, elle fascine les petits animaux attaqués par cet insecte rapace.  La peur paralyse la volonté d’agir c’est sur le terreau de la peur et de la menace que prospère la propagande. Une propagande politique qui n’utilise pas le stratagème de la peur est vouée à l’échec et ses buts psychologiques ne seront jamais atteints. La grippe porcine n’a pas été choisie au hasard, car c’est une maladie qui fait peur et qui est source d’angoisse psychologique et c’est à ce titre qu’elle est devenue un thème de propagande

Durant ces vingt dernières années, la propagande a trouvé d’autres thèmes qui font peur, ce sont l’insécurité, l’immigration et le terrorisme. Ces trois thèmes l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme sont devenus les choux gras de la propagande politique dans les Etats capitalistes pour provoquer un climat de peur, de menace et d’angoisse au sein de leurs opinions publiques pendant que les gouvernements de droite comme ceux de gauche, contaminés par le virus de l’archéo-libéralisme, votaient des lois scélérates anti sociales aux parlements. Durant cette période, les thèmes de l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme ne concernaient pas un seul pays mais ils étaient le lot quotidien et le pain béni de la propagande politique dans tous les Etats capitalistes. Ces trois thèmes faisaient partie d’une stratégie globale et concertée pour démanteler l’Etat-providence. Si vous alliez dans n’importe quel pays capitaliste et vous allumiez votre radio ou votre poste de télévision, vous auriez dans la figure et dans les oreilles les poncifs ambiants: insécurité, immigration et terrorisme. Ces trois thèmes sont toujours en vigueur et ils font partie intégrante de notre quotidien mais les stratèges de la propagande rivalisent d’imagination pour trouver de nouveaux thèmes susceptibles de provoquer et d’alimenter un climat de violence psychique, de peur et d’angoisse. Car les mots, les images, les termes, les sujets, à force d’être répétés et ressassés depuis vingt ans, finissent par lasser et perdent du coup leur puissance, leur pouvoir et leur capacité explosive et affective qu’ils avaient auparavant pour provoquer un climat d’angoisse et de peur. Tout le monde commence à se rendre compte que les thèmes de l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme sont aujourd’hui usés jusqu’à la corde et ils sont devenus du  « rechauffé ». Pour qu’elle soit efficace, une propagande doit être continue, ne jamais s’arrêter ou se relâcher et pour ce faire elle doit sans cesse renouveler et varier ses thèmes suivant la conjoncture et les aléas du moment et de l’actualité. Car le plus grand danger qui guette toute propagande, c’est l’usure des termes, des mots, des images et des thèmes. C’est justement à ce renouvellement des mots, des images et des sujets que les stratèges de la propagande doivent sans cesse travailler s’ils veulent atteindre les buts psychologiques recherchés, c’est-à-dire le viol psychique des masses. En somme, la propagande actuelle sur la grippe porcine s’inscrit dans ce travail de renouvellement et de « lifting » des mots, des images et  des thèmes.

L’irruption de la grippe porcine sur la scène médiatique est certes liée à une volonté délibérée de varier les thèmes de la propagande mais elle est due aussi à un contexte de crise du capitalisme. Il faut bien dire que l’évocation d’une maladie contagieuse comme la grippe porcine fait oublier momentanément ou fait passer au second plan les problèmes essentiels qui sont ceux du chômage, de la précarité, de la misère. L’entrée en scène des maladies virales n’est pas vraiment une nouveauté dans la thématique de la propagande, car nous avons connu dans les années 1990, la vache folle qui avait été utilisée comme thème de propagande à une époque où les Etats capitalistes commençaient leur travail de démantèlement de l’Etat-providence. Ce retour cyclique des maladies virales n’a donc rien de surprenant, car il est lié à certaines conjonctures économiques et politiques. Dans le contexte actuel, la propagande sur la grippe porcine vise à créer des problèmes accessoires, des pseudo-problèmes qui n’ont rien à voir avec les vrais problèmes existentiels qui sont le chômage et l’insécurité grandissante et obsessionnelle, matérielle, financière et économique. Selon les estimations des économistes, la France aura 500 000 chômeurs de plus à la fin de l’année 2009. Cette augmentation exponentielle du nombre de chômeurs ne concerne pas spécialement la France, elle traduit une tendance générale dans tous les pays capitalistes. Contre l’épidémie et la pandémie du chômage, il n’existe aucune solution en vue. À ce jour, à ma connaissance, aucun laboratoire pharmaceutique n’a mis au point un vaccin contre l’épidémie du chômage, de la pauvreté et de la misère. Le seul « vaccin » proposé contre les fléaux sociaux par ceux qui sont aux commandes dans les États capitalistes, ce sont les politiques répressives et les politiques ultra sécuritaires.  Sans exagération, nous vivons aujourd’hui « l’âge d’or » des politiques répressives et sécuritaires qui se manifestent par l’augmentation du nombre de prisons faute de solutions politiques aux problèmes du chômage, de la précarité et de la pandémie de la misère. On se souvient qu’il y a vingt ans, les hommes politiques mettaient en avant leur bilan en matière de lutte contre le chômage. À l’heure actuelle, les hommes politiques se montrent en extase et exultent de leur bilan répressif et carcéral en martelant devant les mass medias leurs « exploits » : le nombre de prisons construites sous leur impulsion et celles qui sont en cours de construction. D’ailleurs, ces responsables politiques d’aujourd’hui sont assez lucides et logiques avec eux-mêmes, car, faute de politiques économiques destinées à lutter contre le chômage, la précarité, la pauvreté et la misère, construire de plus en plus de prisons s’avère la solution la plus adaptée à la crise d’un système capitaliste qui s’oriente lentement mais inexorablement vers sa fin promulguée. Parallèlement aux prisons, on doit s’attendre à l’intensification de la propagande autour des thèmes traumatisants, comme la grippe porcine, qui sèment la peur et la panique dans l’espace social. La question est de savoir quelle sera la prochaine maladie virale après la grippe porcine.

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE 

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande,

12 mai 2009

GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D'UNE PROPAGANDE(deuxième partie)

GRIPPE PORCINE A/H1N1 : AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE (Deuxième partie) LA GRIPPE PORCINE : DÉCLENCHEMENT ET MISE EN ŒUVRE DU PLAN DE LA PROPAGANDE Pour fabriquer un thème de propagande, il faut au départ l’occurrence d’un événement quelconque. Contrairement aux idées reçues, une vraie propagande ne se fait pas à coup de « bobards » et un propagandiste n’est pas un simple bobardier. Au départ, la propagande n’est pas qu’un tissu de mensonges. Les faits évoqués par la propagande sont des faits réels et avérés sur lesquels et à partir desquels elle bâtit ses thèmes et ses sujets. Partir d’un fait réel, c’est la première étape dans le long processus d’élaboration d’un thème de propagande. C’e n’est qu’ensuite, dans la deuxième étape, que la propagande se transforme en une machine de dénaturation des faits et un tissu de mensonges. Là où le propagandiste devient menteur, c’est au niveau de la présentation et des interprétations des événements qui ont réellement eu lieu. Partir des événements réels et avérés est une condition première de la propagande. La deuxième étape commence avec la mise en œuvre et l’exécution d’un plan de campagne et d’une intense propagande continue et durable s’étalant sur une très longue période. Ce qui fait de la grippe porcine, un thème de propagande, ce n’est pas parce que les mass médias parlent d’une maladie, de ses symptômes, des remèdes et des moyens de lutte contre sa propagation. Parler une fois en passant d’un thème aussi inquiétant et aussi traumatisant pour l’être humain que celui de la maladie ne fait pas l’affaire du propagandiste. Si la classe capitaliste a pu dominer la société, c’est parce qu’elle possède les moyens financiers nécessaires pour mettre la main sur les mass medias et pour faire de la propagande. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas donné à tout le monde de faire de la propagande, car celle-ci coûte cher, car nécessité des moyens humains et techniques considérables. La démocratie n’est pas le gouvernement du peuple par le peuple mais le gouvernement de ceux qui détiennent le monopole de la propagande pour violer et orienter psychologiquement la masse des électeurs dans le sens des intérêts de la classe dominante. Bien entendu, vous aurez l’occasion de voir et d’entendre à intervalles olympiques les paroles des communistes et celles des révolutionnaires d’opérettes comme Besancenot. Mais, une fois les kermesses électorales terminées, ils disparaîtront aussitôt du paysage médiatique pour ne réapparaître que quatre ou six ans plus tard. Durant les quatre ou les six ans qui s’écoulent ente deux échéances électorales, vous ne verrez dans les mass medias que les capitalistes et leurs affidés qui occupent l’espace médiatique et qui continuent leur propagande politique 24H/24H, 7j/7j. Là où la grippe porcine devient un thème de propagande et non plus une simple information sur une maladie quelconque, c’est quand il fait l’objet d’un matraquage médiatique continu et durable pendant des jours et des semaines, 24H/24H et 7j/7j. Une propagande qui s’arrête au bout de quelques heures ou de quelques jours est vouée à l’échec, car il faut du temps et de la durée pour enfoncer les réflexes conditionnés. Pour qu’elle soit efficace, une propagande ne doit jamais s’arrêter en cours de route pour ne pas laisser le temps à ces victimes « d’aller voir ailleurs » et de s’intéresser à tout autre thème que le sien. Une propagande bien menée, c’est celle qui enchaîne et qui prend l’individu dans les mailles du filet pour paralyser ses possibilités de résistance. Depuis quinze jours, l’individu lambda est pris dans un système dont il pourra difficilement échapper. Depuis quinze jours, l’individu lambda a entendu cent fois ressasser les quatre vérités sur la grippe porcine et il est informé ou plutôt sur-informé minute par minute sur la progression de la maladie, pays par pays, zone géographique par zone géographique etc. C’est dire que le combat s’annonce inégal entre David et Goliath Pour montrer au lecteur la manière dont une propagande est menée, nous avons reproduit ci-après les différentes étapes et la montée en puissance du plan de campagne relative à la grippe porcine. En reproduisant les pages ci-bas, j’ai voulu montrer comment la propagande cherche à envenimer délibérément le problème, ici la grippe porcine, en recourant aux régularités discursives d’une myriade d’intermédiaires, acteurs et institutions, qui vont chacun de ses propres interprétations de la maladie. Rappelons d’abord ce qu’est un plan de campagne. Un plan de campagne comporte les actions suivantes : - Etablissements des buts psychologiques à atteindre chez les groupes et les individus cibles. Les buts psychologiques visés par le thème de la grippe porcine sont la peur et la panique. - Création d’organes chargés de mener différentes formes d’action propagandiste.(dans le cas de la grippe porcine, on peut citer les multinationales de l’information, les mass medias nationales, la presse, internet et même la bouche à oreille. - Distribution des actions dans l’espace et dans le temps (établissement du plan de campagne) (la myriade d’acteurs et d’institutions qui ont quelque chose à dire au public de la grippe porcine. - Coordination des actions, les organismes et les canaux de diffusion de communication chargés de rassembler, de synthétiser les informations collectées et de faire des points de presse pour faire monter encore d’un cran la peur et la panique dans les opinions. Contrôle de la campagne, notamment de la préparation des - actions de leur exécution et de leurs effets. Les extraits reproduits ici proviennent du site mecanopolis www.mecanopolis.org . Pour en savoir plus, le lecteur curieux pourra se rendre directement sur ce site. Grippe A/H1N1, développement de la pandémie Mecanopolis - http://www.mecanopolis.org - Pandémie de grippe A/H1N1 : évolution en temps réel - 1er mai 2009 18:45 > Si la maladie se répand massivement, notre quotidien s’en trouvera fortement bouleversé à tous les niveaux. En fonction de la propagation de la grippe porcine, le gouvernement peut à tout moment exiger la mise en oeuvre de mesures drastiques par les cantons pour lutter contre la maladie. Si des dizaines de foyers de grippe porcine venaient à être identifiés, notre quotidien s’en trouverait complètement bouleversé. Sortir de chez soi deviendrait un parcours du combattant pour éviter le satané virus. Sans compter que toute la société fonctionnerait au ralenti. Nous n’y sommes pas encore, certes, mais, dans le pire des scénarios, voici à quoi cela ressemblerait. [3] Les contacts sociaux devraient être réduits au strict minimum Les gens devraient porter un masque Le travail chez soi serait privilégié Il faudrait éviter les transports publics 19:00 > Comme nous l’indiquions hier, le Mexique n’a pas de laboratoire qui permette d’analyser les prélèvement 19:10 > L’OMS décide d’adopter la dénomination de “grippe A (H1N1)” 19:25 > 110 écoles et universités fermées dans 12 états aux Etats-Unis, selon BNO News. 19:30 > Pandémie imminente selon l’OMS 20:45 > Un membre de la délégation de Barack Obama au Mexique contaminé, selon SkyNews 20:55 > C’est un membre de la sécurité de la délégation de Barack Obama qui aurait été infecté lors du récent voyage du président américain au Mexique selon BNO News, qui cite des sources de la Maison blanche ( 21:00 > Première entreprise française contrainte de fermer ses portes en raison du A/H1N1. Un site de l’équipementier aéronautique Labinal (Groupe Safran) près de Toulouse a fermé ses portes jeudi à midi par précaution 21:10 > Les Hôpitaux Universitaires de Genève ont mis au point aujourd’hui un nouveau test-diagnostic de grippe A/H1N1 qui permet de diagnostiquer les prélèvements en 3h. [4]21:20 > Le 9 mars dernier, Sanofi-aventis annonçait la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros. L’annonce avait été faite au cours d’une cérémonie en présence de MM. Felipe Calderon, Président du Mexique et Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, en visite officielle au Mexique. Lire le communiqué de Sanofi. 21:45 > Le gouvernement français a élevé le niveau du plan de lutte pandémique au niveau 5A, par”précautions”. 21:50 > Une cellule opérationnelle sera mise en place dans chaque département suite à la décision d’élever le plan pandémique en France. 22:00 > France : Le niveau 5 du plan national d’alerte face à l’épidémie de grippe A/H1N1, décidé jeudi soir par le gouvernement, envisage notamment un contrôle des frontières et une limitation des déplacements individuels. 22:03 > Vous êtes plus de 17'000 à vous être connectés aujourd’hui sur Mecanopolis. Nous vous remercions pour votre confiance 22:05 > Les Etats-Unis viennent de passer le cap des 120 cas confirmés. [7] 22:20 > Nouvelle carte. Cliquez ici [8] 22:25 > VeraTect sur Twitter. Cliquez ici [9] 22:27 > CDCEmergengy sur Twitter. Cliquez ici [10] 22:30 > OMSnews sur Twitter. Cliquez ici [11] 22:35 > Val nous demande, dans un commentaire posté ci-dessous, s’il peut envoyer ses enfants à l’école. Nous ne répondons pas à ce genre de questions. Référez vous au site du gouvernement de votre pays. 23:00 > Message de l’ambassade des Etats-Unis à leur ressortissants du Mexique : - Faites des réserves (eau, nourriture, médicaments …) et vérifiez vos possibilités de paiement cash pour 2 semaines. - Soyez prêt à toutes éventualités en cas d’urgence. Source : guadalajarareporter.com [13] 23:10 > Le premier cas canadien de transmission de personne à personne de la nouvelle souche de grippe A H1N1 a été enregistré en Nouvelle-Ecosse. [14] 23:20 > Dr Keiji Fukuda, numéro 2 de l’OMS, indique qu’il est déjà trop tard pour arrêter la propagation de la maladie. “La pandémie n’est pas une option. Elle est là, et le confinement des populations n’est pas techniquement réalisable.” Propos rapportés par The Telegraph [15]. 23:30 > Cas confirmés et cas suspects annoncés depuis le 24 avril : MEXIQUE : ETATS-UNIS : un bébé mexicain de 23 mois est décédé de la grippe porcine au Texas. sanitaires. ALLEMAGNE : trois cas avérés, trois cas suspects mais non confirmés. AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenant du Guatemala avec escale à Mexico. CANADA : les autorités ont confirmé jeudi treize nouveaux cas, tous bénins: quatre en Alberta (ouest), quatre en Nouvelle-Ecosse (est) et un en Ontario (est), ce qui porte à 32 le total des personnes contaminées dans ce pays. COSTA RICA : deux cas avérés, les premiers en Amérique centrale. GRANDE-BRETAGNE : trois nouveaux cas confirmés, soit un total de huit cas avérés. En outre, 76 cas suspects. ESPAGNE : treize cas avérés et “84 personnes en observation”, selon le ministère de la Santé. ISRAEL : deux cas confirmés chez des Israéliens récemment rentrés du Mexique. NOUVELLE-ZELANDE : neuf lycéens et un professeur, de retour d’un voyage au Mexique, sont porteurs du virus de type A, 56 cas potentiels sont en cours d’examen. PAYS-BAS : un cas confirmé jeudi, un enfant de trois ans revenu récemment du Mexique. PEROU: Un premier cas confirmé, chez une ressortissante argentine de retour du Mexique. Neuf autres cas suspects. SUISSE : un premier cas confirmé, un patient revenant du Mexique, et 26 suspects. CAS SUSPECTS AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects sont à l’étude, des femmes ayant voyagé récemment au Mexique. AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests. BELGIQUE : quatre nouveaux cas suspects signalés jeudi, soit 24 cas depuis lundi, mais aucun confirmé. BRESIL : 20 personnes en observation mais deux cas vraiment suspects. CHILI : 24 cas présumés sous surveillance. COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix “de manière très étroite”, selon les autorités. COREE DU SUD : un cas probable et cinq suspects. DANEMARK : trois femmes et un homme, revenus une semaine plus tôt du Mexique et des Etats-Unis, sont en observation à l’hôpital. FRANCE : une fillette de 9 ans hospitalisée après un voyage au Mexique. Deux cas “probables” sur une vingtaine de cas suspects. HONG KONG : quatre cas suspects, chez des personnes ayant voyagé dans les pays touchés par l’épidémie. ITALIE : une vingtaine de cas suspects. IRLANDE : un premier cas “probable” de grippe porcine chez un homme revenant d’un voyage au Mexique, sur trois cas suspects en attente de résultats. JAPON : un premier cas suspect détecté. SUEDE : cinq personnes placées en observation. VENEZUELA : neuf cas suspects en cours d’examen. 23:50 > Selon le Professeur Patrick Berche, doyen de la Faculté de médecine Paris Descartes, normalement, le virus de la grippe va quitter l’hémisphère nord pour aller dans l’hémisphère sud et revenir dans l’hémisphère nord en automne. C’est ce qu’avait fait le virus de la grippe espagnole en 1918 il y avait eu 2 vague. Vendredi 1er mai 2009 - 00:05 Le centre de prévention et de contrôle de l’Union Européenne estime que la grippe A/H1N1 pourrait toucher entre 40% et 50% de la population, tout en soulignant que la majorité des infections seraient bénignes. Seuls les personnes âgées ou immunodéficientes risquent de déclarer de graves symptômes. Source : elpais.com 00:15 > L’Organisation mondiale de la santé ne dispose «pas d’élément qui laisserait penser qu’il faut passer au niveau 6 d’alerte». 00:35 > L’alarme suscitée par la grippe porcine et le risque de pandémie, fait le bonheur des concepteurs de spams, ces courriels envoyés en grand nombre dans un but publicitaire, pour escroquer leurs destinataires ou endommager leurs ordinateurs, selon une société spécialisée. Lire la suite [19]. [20] 00:55 > 90% des porcs d’Egyptes ont été abattus, selon BNO News. 01:00 > Selon RussianToday [21], le virus A H1N1 a été créé par l’homme. Lire également Le A/H1N1 de la grippe porcine : un bien mystérieux virus [23] 01:25 > Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, “déconseille fortement de se procurer des médicaments hors des centres légaux de remise, tels qu’hôpitaux, médecins ou pharmacies, en particulier le Tamiflu, dans le contexte de la grippe porcine. 01:30 > Tableau récapitulatif des cas A/H1N1 en France : cas_h1n1_france_30.04.09_pdf [24] 01:55 > Pour les insomniaques, nous allons essayer de télécharger sur Mecanopolis I Am Legend [25] dans la nuit. C’est un film de circonstances Entretemps, nous vous conseillons cet extrait de Zeitgeist. Zeitgeist (extrait) [26] envoyé par Fred C. Version intégrale vostfr ici [27] 02:50 > Nouvel article sur Mecanopolis : H5N1, le dernier fléau de l’industrie agroalimentaire [28] 02:55 > Le nombre de cas confirmés de grippe porcine humaine aux Etats-Unis approchait les 120 jeudi, l’épidémie s’étendant dans 15 Etats selon les autorités, qui ont annoncé dans la soirée l’achat de 13 millions de nouveaux traitements antiviraux. L’achat de ces médicaments est destiné à reconstituer les stocks stratégiques et à distribuer 400.000 de ces traitements au Mexique, épicentre de l’épidémie, a annoncé jeudi soir la secrétaire à la Santé Kathleen Sebelius. Le ministère de la Santé (HHS) compte dans ses stocks environ 50 millions de traitements antiviraux auxquels s’ajoutent 23 millions détenus par les Etats, a-t-elle précisé. Plus tôt cette semaine, les autorités avaient débloqué 11 millions de ces traitements aux Etats américains, de plus en plus nombreux à être touchés. Le nombre de cas est passé de 91 mercredi à 118 jeudi, la Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest) puis le New Jersey (nord-est) venant s’ajouter à la liste des Etats touchés. En revanche, aucun nouveau décès n’a été enregistré dans le pays depuis celui d’un enfant mexicain de moins de deux ans, dont la mort au Texas (sud) a été annoncée mercredi. Mais le virus pourrait avoir atteint le coeur de la capitale, Washington: la Maison Blanche a annoncé la probable contamination d’un membre de la délégation qui a accompagné Barack Obama au Mexique. Cette personne a participé à un dîner avec le président américain à Mexico le 16 avril. La Banque mondiale, dont le siège est à Washington, a aussi annoncé un cas parmi ses employés, indiquant qu’il était rétabli. L’état de la cinquantaine de patients à New York continuait de s’améliorer jeudi, et ils avaient tous “complètement récupéré ou presque”, selon le responsable des services sanitaires de la ville. La crainte du virus a conduit à la fermeture de 300 écoles sur les quelque 100.000 que compte le pays, a indiqué le ministère de l’Education américain. Ces fermetures touchent 169.000 élèves sur 55 millions. Le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Richard Besser, a assuré que tous les Etats touchés disposeraient de stocks fédéraux de médicaments d’ici au 3 mai. Le Dr Anne Schuchat, autre responsable des CDC, a affirmé que “les tests en laboratoire sur les virus montrent que jusqu’à présent, ils sont sensibles aux médicaments que nous possédons dans notre stock”, les antiviraux Tamiflu et Relenza. Le Dr Besser a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis avaient installé un laboratoire au Mexique. “Cela va nous aider à faire des recherches là-bas”, a-t-il expliqué, notamment pour comprendre pourquoi le Mexique compte plus de cas graves. “Si l’on peut comprendre cela, on pourra aider notre pays et d’autres pays à empêcher que cela arrive”, a-t-il souligné. Le Dr Besser s’est aussi montré rassurant après des propos alarmistes tenus par le viceprésident Joe Biden, connu pour ses gaffes. “Ce n’est pas le fait d’aller au Mexique, c’est le fait d’être confiné dans un avion. Si quelqu’un éternue, cela se propage dans tout l’appareil”, avait dit M. Biden sur NBC, mettant aussi en garde contre les trajets en métro, avant que ses propos ne fassent l’objet d’une rectification de la part de son service de presse. “Voyager en avion est sûr. Emprunter le métro est sûr”, a assuré M. Besser. “Les gens doivent continuer à sortir et à vivre normalement”. 03:20 > Le Dr Marcus Gitterle, un médecin physicien basé près de New Braunfels, Texas, a émis une alerte interne qui contient plusieurs déclarations choquantes concernant la grippe porcine qui, si elles sont vraies, ont été préservées par les officiels d’une diffusion publique. “Après être rentré d’une réunion publique hier avec les leaders de la communauté et les officiels universitaires du Comté de Comal et du Comté de Hayes [nom supprimé] a suggéré que j’envoie une mise à jour à mes patients de la région, parce que ce que nous entendons en privé de la part du CDC et du Département de la Santé est différent de ce que vous entendez dans les médias”, écrit Gitterle. Le Docteur déclare que le nombre réel de cas confirmés de grippe porcine est 10 à 25 fois pire que ce qui a été reporté, et que les gens ne récupère pas facilement, comme cela a été dit, mais que beaucoup d’Etats-Uniens sont en fait sérieusement malades. 03:35 > La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé jeudi soir débloquer 3 milliards de dollars pour le Mexique afin d’aider ce pays à lutter contre la grippe H1N1 et la crise économique. 03:50 > 6 étudiants du Amherst College, dans le Massachusetts (USA) positifs au test du A/H1N1, vient d’indiquer BNO News. 04:50 >La grippe porcine, qui pourrait avoir provoqué la mort d’une centaine de personnes au Mexique et aux Etats-Unis, a continué de s’étendre jeudi sur le continent américain et en Europe, mais cette dernière a écarté l’idée d’une suspension des vols aériens vers le Mexique. 05:00 > Sondage grippe A/H1N1 sur MetaWiki [31] 11:50 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde PARIS - La grippe porcine, qui a fait 12 morts sur 312 cas confirmés au Mexique et un mort aux Etats-Unis, s’est déjà propagée à 12 pays, dont six européens et quatre sur le continent américain. Voici les cas confirmés et les cas suspects annoncés depuis le 24 avril : MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’épidémie, le bilan de la grippe porcine est passé de huit à 12 morts. Le ministre de la Santé a annoncé jeudi soir que 40 nouveaux cas avaient été confirmés, portant le nombre des patients contaminés à 312. Le nombre des décès “probables” reste évalué à 84. ETATS-UNIS : un seul décès confirmé, celui d’un bébé mexicain de 23 mois, décédé au Texas. 118 cas de contamination confirmés dans 15 Etats, la Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest), puis le New Jersey (nord-est) venant s’ajouter à la liste des Etats touchés. ALLEMAGNE : quatre cas avérés, dont, pour le première fois, une infirmière qui ne s’est pas rendue au Mexique. AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale à Mexico. CANADA : quinze nouveaux cas, tous bénins confirmés jeudi, ce qui porte à 34 le total des personnes contaminées. COSTA RICA : deux cas avérés. GRANDE-BRETAGNE : trois nouveaux cas confirmés, soit un total de huit cas avérés. En outre, 76 cas suspects. ESPAGNE : 13 cas avérés et 84 personnes en observation. ISRAEL : deux cas confirmés. Page 13 sur 29 Mecanopolis » Pandémie de grippe A/H1N1 : évolution en temps réel - 1er mai 20... 08/05/2009 http://www.mecanopolis.org/?p=5992&print=1 PAYS-BAS : un cas confirmé, un enfant de trois ans revenu récemment du Mexique. SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects. NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects, dont 12 probables. AUTRES CAS SUSPECTS PEROU: Un premier cas, confirmé mercredi chez une ressortissante argentine qui avait séjourné au Mexique, a été infirmé jeudi. Neuf autres cas suspects. AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects sont à l’étude. AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests. BELGIQUE : 24 cas suspects, mais aucun confirmé. BRESIL : 42 cas notifiés, mais quatre cas vraiment suspects. CHILI : 24 cas présumés sous surveillance. COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix “de manière très étroite”, selon les autorités. COREE DU SUD : trois cas probables. DANEMARK : quatre personnes en observation à l’hôpital. FRANCE : Cinq cas “probables” identifiés parmi 41 cas suspects. HONG KONG : quatre cas suspects. ITALIE : une vingtaine de cas suspects. IRLANDE : un premier cas “probable”, sur trois cas en attente de résultats. SUEDE : cinq personnes placées en observation. VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen. 12:15 > Israël décide de passer en phase 6, selon VeraTect. 12:30 > Le ministère israélien de la Santé a décidé jeudi d’élever le niveau de préparation au virus de la grippe porcine de Phase 5 à Phase 6, a rapporté le quotidien local Yedioth Ahronoth, dans son édition en ligne. 12:45 > Le docteur Charles A. de notre groupe facebook. nous fait parvenir ses observations provisoires. 13:30 > Réunion à 15h de la Cellule Interministérielle de Crise (CIC) Place Beauvau avec Roselyne Bachelot et Michèle Alliot-Marie. 13:50 > Le professeur de microbiologie Patrick Berche, chef de service de l’hôpital Necker, se déclare très inquiet dans une interview au Figaro [32]. 14:00 > Point de la situation 14:05 >L’OMS envisage de déchancher la phase 6 de l’alerte pandémique, selon BNO News 14:10 > L’information de BNO News sur la phase 6 n’est confirmée nulle part ailleurs et prématurée selon nos correspondants. 18:00> Le nombre de cas confirmés de grippe “porcine” humaine aux Etats-Unis s’est alourdi de 33 vendredi, passant à 141 dans 19 Etats, ont annoncé les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sur leur site internet.. 18:10 > Un cas probable en Aquitaine, un autre en Midi-Pyrénées et trois autres en Ile-de- France, selon Roselyne Bachelot. 18:15 > On ignore toujours le degré de sévérité du virus A/H1N1, selon Swissinfo, qui vient de placer cet article en ligne [33]. 18:40 > Fabrice Carrat est spécialiste de la grippe et de la modélisation des épidémies. Il est chercheur au sein de l’équipe Epidémiologie, système d’information, modélisation (Université Pierre et Marie Curie (Paris) - INSERM). Il répond aux questions sur l’épidémie de grippe liée au virus porcin H1N1. Avec le Sras et la grippe aviaire, les yeux étaient tournés vers l’Asie, considérée comme la source probable de nouveaux virus pandémiques. Etes-vous surpris de voir qu’aujourd’hui la menace potentielle vient du Mexique ? Les informations dont on dispose à l’heure actuelle permettent-elles de savoir, grâce aux modèles épidémiologiques, comment la dissémination de ce virus H1N1 peut évoluer ? L’arrivée de l’été dans l’hémisphère nord peut-elle ralentir l’avancée du H1N1 et faut-il craindre sa résurgence l’hiver prochain ? Ce n’est pas si simple. Il est vrai qu’en Europe la grippe est saisonnière et frappe l’hiver, de novembre à mars. Ces apparitions et disparitions des virus grippaux demeurent en grande partie inexpliquées. Il peut se produire des cas d’épidémies localisées pendant l’été et lors des précédentes pandémies, la vague ne correspondait pas forcément à la saisonnalité de la grippe. Il n’y a donc pas de raison de penser que ce facteur de saisonnalité empêche le nouveau virus de continuer à se diffuser. Pourrait-on avoir l’hiver prochain deux virus grippaux en circulation, le virus saisonnier et le nouveau H1N1? En effet on peut imaginer que les deux virus circulent l’hiver prochain. Ce qu’on peut craindre c’est que le virus H1N1 saisonnier, qui est résistant aux antiviraux, dont l’oseltamivir (Tamiflu), circule en même temps que le nouveau virus porcin et que ce dernier acquiert une résistance. 18:48 > Premier cas de grippe A en France confirmé. 18:51 > Le premier cas de grippe A en France est un homme de 37 ans hospitalisé à l’Hôpital Necker à Paris 19:00 > France Info confirme > http://www.france-info.com [34] 19:20 > Le président Barack Obama indique que le A/H1N1 évolue comme une grippe ordinaire, mais que le gouvernement se prépare au pire. Source : BNO News 19:30 > BNO News confirme que l’OMS envisage de déchancher la phase 6 de l’alerte pandémique. Comme nous l’indiquions à 14:05, BNO News est la seule source qui indique une probable progression du niveau d’alerte de pandémie dans les 24 prochaines heures. 19:45 > Le virus A/H1N1 pourrait faire des ravages en Afrique, qui est déjà aux prises avec une épidémie de méningite, expliquait ce soir sur RFI le professeur Jean-Paul Gonzalez, directeur général du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) au Gabon et directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement ( IRD ). 19:50 > D’un point de vue clinique, la Suisse s’attend à ce que la grippe A/H1N1 ait des effets similaires à ceux d’une grippe saisonnière mais avec 4 à 5 fois plus de malades, 19:55 > Théoriquement, en cas de pandémie de grippe porcine, jusqu’à la moitié de la population pourrait être contaminée, a jugé vendredi l’agence de santé de l’Union européenne en se fondant sur ce qui s’était passé au cours des trois pandémies qu’a connues le XXe siècle. Entre 25 et 30% en moyenne des gens sont tombés malades des suites de la grippe espagnole de 1918, de la grippe asiatique de 1957 et de celle dite de Hong Kong de 1968, a rappelé devant la presse Angus Nicoll, qui dirige le programme grippe du Centre européen du contrôle des maladies, dont le siège est à Stockholm. “Un tiers des personnes étant contaminées sans tomber malades, cela nous donne un taux de contamination de 50%”, a-t-il ajouté. Selon lui, environ 4% des individus ayant contracté ces grippes ont eu besoin de soins hospitaliers. De plus, parmi les personnes tombées malades au cours des pandémies de 1957 et de 1968, la proportion des décès s’est établie “bien au-dessous de 0,2%, soit deux pour mille, ce qui est vraiment très bas”, a poursuivi M. Nicoll. Dans le cas de la grippe espagnole, “une pandémie très inhabituelle” qu’il n’a pas voulu mettre en parallèle avec l’actuelle grippe porcine, ce taux avait été de 2 à 3%. “Je ne voudrais pas dire que nous allons revoir la même chose”, a-t-il insisté, tout en soulignant que s’agissant d’un nouveau virus “la plupart d’entre nous ne sommes pour le moment pas immunisés contre lui”. 19:55 > Déclaration du président Obama, relayée par SkyNews : “Si nous sommes chanceux, nous aurons au moins une année pour nous préparer à une pandémie H1N1. 20:10 > 5 cas de grippe A en France, selon elyseeinside.fr [36] 21:15 > Les deux premiers cas avérés d’infection par le virus de la nouvelle grippe A(H1N1) en France ont été confirmés “sur la base des résultats d’analyses virologiques effectuées par le Centre national de référence de la grippe de l’Institut Pasteur”, a indiqué l’Institut de veille sanitaire. 21:28 > Deux cas de grippe porcine sont désormais déclarés “avérés” en France, un homme de 49 ans et une femme de 24 ans hospitalisés à Paris, tandis qu’un troisième cas est “très fortement suspect”, a annoncé vendredi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. “Nous avons le cas d’un homme de 49 ans qui est hospitalisé à Bichat. Nous avons une femme de 24 ans qui est hospitalisée à La Pitié Salpêtrière et nous avons un cas très fortement suspect qui risque de se révéler probablement positif à Necker”. Selon le professeur Olivier Lortholary, chef de service à Necker, il s’agirait d’un homme de 37 ans, comme nous l’indiquions sur Mecanopolis à 18:48 déjà. 21:30 > Des agences de l’ONU cherchent toujours à établir si le nouveau virus de la grippe porcine à l’origine de l’épidémie humaine se propage parmi les porcs au Mexique, auquel cas le risque pour la santé humaine pourrait “augmenter”. Dans une note d’information, le Réseau international des autorités de la sécurité sanitaire des aliments (Infosan) indique que les évaluations des équipes de la santé qui recherchent actuellement les origines du virus au Mexique pourraient influencer son attitude à l’égard du commerce des cochons. “Si l’on découvrait que le virus A/H1N1 pourrait rendre malades les animaux, la propagation du virus pourrait aggraver la situation régionale et globale pour la santé publique”, a indiqué le réseau qui est placé sous l’autorité de l’OMS et de la FAO. “Ces évaluations étaieront d’éventuelles décisions concernant les restrictions sur les déplacements des porcs dans les régions touchées et toutes décisions concernant les restrictions relatives aux porcs vivants”, ajoute la note datée du 30 avril. Néanmoins, la note précise aussi qu’actuellement il n’y a aucune “justification” pour imposer des restrictions commerciales car la grippe porcine n’a pas été notifiée auprès de l’OIE. L’inquiétude se fonde en partie sur le rôle du porc en tant que vecteur des virus de la grippe. Bien que les virus de la grippe porcine ne soient pas nécessairement transmissibles à l’homme, des cas de contamination chez les humains ont déjà été enregistrés et des gens qui n’ont pas de contacts réguliers avec des cochons seraient plus susceptibles d’être contaminés. Lorsque des virus de la grippe de différentes espèces contaminent des porcs, les virus peuvent muter en gènes et donner naissance à une combinaison de virus porcin, aviaire et 21:32 > Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a dépassé la barre des 50 vendredi au Canada, dix sept nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays, alors qu’un haut responsable provincial avertissait qu’il y en aurait d’autres et peut-être mortels. 21:35 > Un avion qui effectuait la liaison Munich-Washington s’est posé à Boston (nord-est) vendredi à cause d’une passagère avec des symptômes grippaux, a indiqué un responsable de l’aéroport. 21 40 > 2 premiers cas dans l’Etat de Floride (USA). Il s’agit d’une étudiante de 17 ans et d’un jeune garçon de 11 ans, selon SkyNews, qui cite des sources officielles. 21:42 > L’Etat du Missouri (USA) confirme un premier cas, selon BHO News (The Missouri Department of Health and Senior Services says it has found its first confirmed case of swine flu in the state.) 21:45 > Selon ministre de la Santé mexicain, les quatre prochains jours seront “déterminants pour fixer la tendance” de l’épidémie. 21:47 > 300 personnes en quarantaine dans un hôtel de Honk-Kong, selon BBC News [37]. Merci à notre correspondant Charles A. de nous avoir fait parvenir cette info. 22:24 > Quelque 564 cas confirmés de grippe A(H1N1) ont été recensés vendredi dans le monde. Un premier cas a été signalé en Asie, à Hong Kong, tandis que l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont annoncé chacun une contamination survenue à l’intérieur même de leur territoire -les deux premières transmissions interhumaines advenues en Europe. 23:00 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’épidémie, le bilan de la grippe porcine est passé de douze à quinze morts. “Nous avons 343 patients qui ont contracté le virus. Quinze sont malheureusement décédés”, a déclaré le ministre de la Santé vendredi, estimant que le virus n’était pas “si agressif” qu’on le craignait. Le nombre des décès “probables” reste évalué à 84. ETATS-UNIS : un seul décès confirmé, celui d’un bébé mexicain de 23 mois, décédé au Texas. 141 cas de contamination confirmés dans 19 Etats, le Delaware (est), l’Illinois (nord), le Kentucky (centre-est) et la Virginie (est) s’ajoutent à la liste des Etats touchés. ALLEMAGNE : Cinq cas avérés, dont celui d’une infirmière qui ne s’est pas rendue au Mexique. Il s’agit donc du premier cas de contamination en Allemagne même. AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale à Mexico. CANADA : Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a atteint 51 vendredi, dix-sept nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays. Six provinces sont désormais touchées au Canada, troisième pays le plus affecté après le Mexique et les Etats-Unis. COSTA RICA : deux cas avérés. GRANDE-BRETAGNE : Un premier cas de grippe porcine contractée au Royaume-Uni et non pendant un voyage au Mexique, et deux autres cas avérés enregistrés en Angleterre portent à onze le nombre total des cas confirmés. Page 20 sur 29 Mecanopolis » Pandémie de grippe A/H1N1 : évolution en temps réel - 1er mai 20... 08/05/2009 http://www.mecanopolis.org/?p=5992&print=1 ESPAGNE : 13 cas avérés et 108 personnes en observation. FRANCE: Deux cas de grippe porcine avérés, deux patients hospitalisés à Paris rentrant du Mexique. 41 cas suspects, dont cinq “probables”. DANEMARK: Un cas confirmé, il s’agit d’une Danoise rentrée mercredi de New York. Le Danemark comptait 12 cas suspects jusqu’au 28 avril. ISRAEL: deux cas confirmés. PAYS-BAS : un cas confirmé, un enfant de trois ans ayant séjourné au Mexique. SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects. NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects. HONG KONG: Un cas confirmé. Il s’agit d’un Mexicain, arrivé jeudi du Mexique via Shanghai. AUTRES CAS SUSPECTS ——————- PEROU: Un premier cas, confirmé mercredi chez une ressortissante argentine qui avait séjourné au Mexique, a été infirmé jeudi. Neuf autres cas suspects. AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects. AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests. BELGIQUE : 24 cas suspects. BRESIL : 42 cas notifiés, mais quatre cas vraiment suspects. CHILI : 16 cas présumés (24 personnes avaient été placées en observation). COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix “de manière très étroite”, selon les autorités. COREE DU SUD : trois cas probables. ITALIE : une vingtaine de cas suspects. IRLANDE : un premier cas “probable”, sur trois cas en attente de résultats. SUEDE : cinq personnes placées en observation. POLOGNE: trois cas suspects de personnes après des séjours au Canada, aux Etats-Unis ou au Mexique. VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen. 23:00 > Le Mexique ferme ses frontières 23:05 > En espérant freiner la pandémie de la grippe A H1N1, le Mexique prend les grands moyens et ferme ses frontières pour les cinq prochains jours. 23:15 > Quatre scénarios scientifiques pour prédire la propagation de la pandémie du A/H1N1 > i09.com [38] 23:50 > Deux éléments de l’armée américaine au Camp Pendleton en Californie ont été confirmés atteints par la grippe A(H1N1), portant à trois le nombre de soldats infectés par le virus aux Etats-Unis. 23:55 > Vidéo : La Guerre des Etals, de George Lucas. Samedi 2 mai 2009 / 00:10 : Communiqué de presse de l’ONU : M. Fukuda a indiqué qu’à ce jour, le nombre de cas avérés de grippe A(H1N1), qui était hier de 236 est passé aujourd’hui à 331. Le communiqué de presse de l’ONU a été publié il y a 20 minutes. Il est disponible à cette adresse. [39] 00:15 > 15'165 visiteurs unique sur Mecanopolis ce vendredi 1er mai 2009. Nous vous remercions pour votre présence, vos commentaires et les informations que vous nous faites parvenir. 00:30 > Le docteur Miguel Angel Lezana, directeur du Centre national de surveillance épidémiologique et de contrôle des maladies,au Mexique accuse l’Organisation Mondiale de la Santé de ne pas avoir agit a temps avant de lancer un avertissement sur le danger que représente l’épidémie du A H1N1. Monsieur Lezana Miguel Angel a déclaré avoir alerté les instance de contrôle internationale sur un nombre alarmant de cas de grippe pneumonie atypique au Mexique dès le 16 avril dernier, sans qu’aucune mesure ne soit prise. 01:00 > Un rapide calcul démontre clairement que les chiffres annoncés ne tiennent pas la route un seul instant. Il y aurait 343 cas confirmés au Mexique, un pays qui compte plus de 100 millions d’habitants. Ainsi, tous les touristes aujourd’hui confirmés aux USA (143), au Canada (53) ou en Allemagne (5), pour ne prendre que ces exemples, se seraient fait contaminer par un de ces 343 Mexicains ? Quel manque de chance tout de même… Il serait plus simple de nous dire que le Mexique n’est pas dans la capacité de savoir combien des ses ressortissants sont aujourd’hui infectés par la maladie et que ce chiffre de 343 cas ne correspond en rien à la réalité. 01:10 > Nous recevons, comme vous sans doute, toutes sortes d’emails d’escrocs qui profitent de la situation pour essayer de fourguer des médicaments, kit de survie et autre poudre de perlimpinpin. Ne vous laisser pas piéger 01:15 > Très bon article sur le site du quotidien Le Monde > lemonde.fr [41]. Merci à Cetheolia de nous l’avoir envoyé. 01:20 > Entendu sur France 5 il y a 2 jours que la production mondiale de vaccins pouvait être au maximum de 500 millions de doses par année. Compte tenu du fait qu’il faut deux doses pour chaque personne, cela permettrait de ne vacciner que 250 millions d’habitants chaque année sur cette planète. Or, nous sommes plus de 6 milliards. On va faire comment, tirer au sort ? Organiser une tombola ? Si quelqu’un pouvait nous communiquer une source écrite et fiable sur la capacité de production des vaccins par année, nous sommes preneurs. 01:30 > Autre petit calcul. Reprenons les chiffres du Mexique, même s’ils semblent bidons. : 343 cas pour 100 millions d’habitants, ce qui fait 1 cas pour 300'000 habitants. En Suisse, (c’est là où nous sommes), si nous conservons le même ratio, nous nous retrouverons dans une situation similaire au Mexique (donc de confinement général de la population, fermeture des commerces, etc) dès le 20ème cas. 33 pour la Belgique, 216 pour la France, etc… 01:35 > Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a dépassé la barre des 50 vendredi au Canada, 21 nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays, alors qu’un haut responsable provincial avertissait qu’il y en aurait d’autres et peut-être mortels. 01:45 > C’est presque drôle : au Mexique, les commerces sont fermés, on demande aux gens de rester enfermés chez eux, mais le métro continue de fonctionner. 02:15 > Des millions de Mexicains restent cloîtrés chez eux, après avoir boudé un triste 1er Mai par crainte de la grippe porcine, même si le gouvernement a estimé que le virus était moins virulent que redouté, n’ayant causé la mort que de 15 des 343 patients contaminés. “Son taux de mortalité est inférieur à 70%“, a dit M. Cordova, jugeant la maladie “moins mortelle” que la grippe aviaire ou le Sras, apparu fin 2002 en Chine et qui a fait plus de 800 morts dans le monde, essentiellement en Asie. 02:25 > Inférieur à 70% nous dit ce brave Monsieur Cordova en précisant que le virus est moins virulent que redouté… Vous trouvez qu’il y a de quoi être optimiste, vous ? C’est bien pire que tout ce qu’on pouvait imaginer, 70% ! Et ces 70%, c’est avec ou sans ce merveilleux Tamiflu ? 02:30 > Il y a un truc qu’on ne comprend pas avec la déclaration de M. Cordova. Il nous annonce 15 morts pour 343 patients contaminés au Mexique et nous explique ensuite que le taux de mortalité est inférieur à 70% (donc, on imagine, quelque chose entre 67% et 69%). On a beau essayer de comprendre, ça colle pas ! Soit la dépêche de l’AFP, reprise par Romandie News [42] est erronée, soit ce Cordova s’est trompé, soit... 02:50 > Barack Obama fait aussi bien que Cordova : Il arrive a placer, dans la même phrase, qu’il est optimiste quant à l’efficacité de la réponse américaine, mais que le gouvernement se prépare au pire. 03:00 > Un site en langue Arabe reprend une à une nos infos en les traduisant > 55a.net [43] 03:10 > Le forum jeuxvidéo [44] reprend aussi nos infos, en indiquant la source à chaque fois. C’est rare 03:15 > Carte Wikipedia [45] 03:30 > Retour sur les 70% de M. Cordova. Sa déclaration originale est : No es tan letal, como es el caso del virus de la gripe aviar, donde la letalidad es del 70 por ciento. Soit : “(Le virus H1N1) n’est pas très mortel, comme dans le cas de virus de la grippe aviaire, dont le taux de mortalité est de 70%“. Merci à Redamex de nous avoir fait parvenir la déclaration originale de M. Cordova. 03:32 > Tremblement de terre a San Francisco il y a 25 minutes, selon Sky News. Ca n’est pas vraiment en rapport avec le H1N1, mais bon… 03:39 > BNO News confirme le tremblement de terre de LA., d’une magnitude de 4,4 degrés sur l’échelle de Richter. C’est assez banal à LA, et les services de secours n’indiquent pas de dommage. Pour ceux que ça intéresse quand même > CNNLive [46] 03:55 > Le nouveau bilan de la grippe porcine au Mexique s’établit à 16 morts et 381 malades infectés. 04:10 > Oly, de notre groupe facebook, nous fait parvenir un article intéressant : Des études démontrent que les virus de l’influenza développent une plus grande résistances aux anti-viraux. Lire l’article. [47] 04:25 > Ce virus ne fait pas que des malheureux > Le titre boursier de Roche en hausse [48] [49] 05:00 > Nouvel article sur Mecanopolis : Virus H1N1, une mine d’or sur les marchés boursiers pour les sociétés de biotechnologie [50] 10:45 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde 11:50 > Nestlé demande à ses employés de ne plus se rendre aux Etats-Unis. Lire l’article [51]. 12:07 > Le président Barack Obama a dit samedi qu’il préférait prendre trop de précautions plutôt que pas assez face à la grippe porcine, et a invoqué la méconnaissance de l’évolution du virus pour expliquer l’abondance de mesures prises par son administration. 14:15> Nouvel article sur Mecanopolis : AH1N1, les 3 scénarios de la pandémie [52] 14:25 > Un troisième cas de grippe porcine a été enregistré en Israël chez un homme de 34 ans récemment rentré du Mexique. Cette page est saturée. Nous allons poursuivre sur: Ce que j’ai reproduit ici, ce n’est que le plan de propagande pour la seule journée du 1 mai 2009. Face à ce tir de barrage nourri mené par la grosse artillerie médiatique capitaliste, l’individu lambda se sent complètement impuissant et désarmé et il finira par jeter l’éponge et par se nourrir du pain servie par la propagande. Que peut en effet faire l’individu lambda face à une si puissante propagande, continue et durable qui l’assiège et qui ne lui laisse un seul instant de répit ? Pris par ses activités quotidiennes, l’individu lambda ne peut opposer qu’une résistance fragmentaire et épisodique. Il n’a pas le temps d’examiner à tête reposée ce que lui raconte la propagande. Par manque de temps nécessaire, l’individu lambda ne peut pas soumettre à la critique et à la méditation les schèmes et stéréotypes que la propagande cherche à lui inculquer. Il n’a ni le moyen ni le pouvoir de prendre du recul pour se situer par rapport à la propagande. Mais admettons que l’individu lambda, profitant d’un instant de cafouillage de ses geôliers les propagandistes, ait pu s’échapper de la cage dans laquelle la propagande l’avait enfermé et qu’il ait pris le temps nécessaire pour méditer et réfléchir sur les mots, les termes, les images et les sujets assénés par cette dernière. Autrement dit, l’individu lambda a décidé par lui-même de contre-attaquer et de mener sa contre-propagande. Comment va-t-il s’y prendre ? Quels arguments opposera-t-il à la propagande adverse ? c’est ce que nous allons voir dans la deuxième partie de l’article. FIN DE LA DEUXIEME PARTIE FAOUZI ELMIR Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande,

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09 mai 2009

GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D'UNE PROPAGANDE(Première partie)

GRIPPE PORCINE A/H1N1 :

AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE

(Première partie)

Quelques cas de grippe porcine déclarés au Mexique et nous voilà engagés dans une guerre totale contre une maladie promue maladie du siècle. Depuis une quinzaine de jours, la grippe porcine est devenue la marotte des mass medias qui nous assènent leurs quatre vérités sur les symptômes et les remèdes de cette nouvelle maladie. Avant la grippe porcine, nous avons eu la vache folle dans les années 1990, puis la grippe aviaire, puis la SRAS dans les années 2003-2005 puis la Choukungunya. Ce retour cyclique des maladies infectieuses et contagieuses et ô combien douteux commence à intriguer nos esprits qui soupçonnent l’existence d’objectifs non déclarés dépassant très largement les simples problèmes de santé publique et de politique sanitaire.

Ceux qui nous ont informés de l’existence de cas de grippe porcine au Mexique, ce sont comme toujours les multinationales de l’information qui ont bien voulu nous servir généreusement cette fois-ci, un autre plat que le traditionnel Chili con carné, la grippe porcine. Il faut bien savoir que information est indirecte, car elle a été rapportée par des agences de presse. Il est donc difficile de vérifier par tout un chacun la matérialité du fait rapporté ou allégué. Mais ce sont justement ces informations indirectes qui créent les conditions objectives de formation d’une opinion publique homogène à partir d’opinions individuelles que tout sépare à l’origine. On sait par ailleurs, que la production et la diffusion d’une information par les multinationales capitalistes de l’information ne sont neutres ni socialement ni politiquement. De plus, une information n’arrive jamais à la connaissance du public d’une façon inopinée; elle est toujours insérée dans un plan préétabli de propagande. Un thème ou un sujet n’est jamais choisi au hasard, il ne l’est que dans le but de remuer les instincts primaires et les bas-fonds des masses et des groupes cibles. Les esprits naïfs et les simplistes pensent que les mass medias et les multinationales de l’information s’intéressent à la santé de l’homme en parlant si abondamment de la grippe porcine. On ne peut qu’en douter, car le but de la propagande n’est ni la vérité ni le bonheur des hommes mais la manipulation et l’orientation de leur psychisme dans le sens des intérêts d’une classe dominante et d’un ordre établi.

Ce qui nous fait douter également du caractère désintéressé de la campagne médiatique sur la grippe porcine, c’est qu’il existe dans nos sociétés actuelles, des maladies beaucoup plus dangereuses et plus meurtrières que celle qui fait actuellement les choux gras des mass medias et des multinationales capitalistes de l’information. Prenons quelques exemples accompagnés de quelques chiffres pour fixer les idées et pour montrer que la grippe porcine est un simple thème de propagande capitaliste. Les maladies infectieuses restent l’un des premiers fléaux : les maladies tuent chaque année plus de 50 millions de personnes dont 17,8 millions ayant pour cause des infections. D’après l’Institut Pasteur, 50 000 personnes meurent chaque jour dans le monde d’une maladie infectieuse. Les responsables de l’hécatombe sont les microbes : bactéries, virus ou parasites présents dans l’environnement de l’homme.

Le cancer est la première cause de mortalité chez les hommes en France et la deuxième avec les maladies cardio-vasculaires. Le taux de mortalité du cancer a augmenté de 262% entre 1950 et 1988, de 20% entre 1980 et 2000. le pourcentage de décès est passé de 7% en 1920 à près de 30% en 2000. Aujourd’hui, en France, 1 homme sur 3 et 1 femme sur 4 meurent du cancer. Le cancer tue chaque année 150 000 morts en France, 500 000 aux Etats-Unis et plus de 7 millions dans le monde. Comparons les 7 millions de morts du cancer au SRAS, qui avait fait 800 morts dans le monde entre 2002 et 2005 avant de disparaître. Tous les ans, le nombre de ceux qui meurent du cancer équivaut à l’hécatombe de la Grande Guerre. Même sans contagion, on peut parler d’épidémie et même de pandémie. En France, le cancer du poumon est de loin la première cause de décès par cancer : il tue chaque année près de 27000 personnes et représente à lui seul 18% des 150 000 décès par cancer. Le cancer du côlon tue chaque année 18 000 personnes. Les facteurs de risque les plus connus sont liés à l’alimentation : régime trop riche en graisse animale, insuffisance dans la consommation des fruits et légumes. Si l’on commence à rechercher les causes du cancer, on trouve en arrière-plan, de intérêts privés capitalistes. Naturellement les multinationales capitalistes ne veulent pas en parler, car cela mène à la source de tous les malheurs de l’homme actuel, un système mortifère et anxiogène qui met les hommes et leurs nerfs à rude épreuve, le système productiviste capitaliste.

Nous avons évoqué le cas du cancer, mais des maladies comme la typhoïde, la malaria, la fièvre jaune tuent aussi dans l’indifférence générale chaque année des dizaines voire des centaines de milliers de personnes dans le monde notamment dans l’Afrique subsaharienne. Si les multinationales capitalistes de l’information n’en parlent pas, c’est parce que les États dont elles sont originaires sont les seuls responsables du sous-développement qui frappe ce continent et qui génère toutes sortes de maladies. Aux Etats-Unis et en Europe, il y a la pandémie de la misère sociale et psychologique, et pourtant de cette maladie destructrice de la personne humaine, les medias et les multinationales capitalistes de l’information n’en parlent pas et pour cause, la misère est causée par un système qui concentre les richesses entre les mains d’une archi-minorité de capitalistes au détriment de l’écrasante majorité des hommes. Il y a eu en France cette année plus de trois cents SDF morts dans la rue, les médias n’en ont pas parlé et pour cause, parce que les gouvernements capitalistes préfèrent parler de tout sauf des victimes d’un système dont ils sont les fidèles serviteurs. La grippe porcine a eu droit à des numéros spéciaux au ministère de la santé, mais pas les laissés pour compte et tous ceux qui sont atteints par la pandémie de la misère qui, eux, n’ont jamais eu droit à des numéros spéciaux aux ministères du travail, de la santé, des finances etc, Les seuls numéros de téléphone auxquels ont droit tous ceux qui sont atteints par la pandémie de la misère, ce sont les numéros de téléphone des restos du Cœur, des centres d’hébergement et des associations caritatives privées.

A n’en pas douter, ce tapage médiatique autour de la grippe porcine fait partie d’un plan de propagande visant des buts psychologiques préalablement établis. La grippe porcine est certes une tragédie et pour le monde animal et pour le monde humain de transmission du virus de l’animal à l’homme. Mais quand le propagandiste parle de la grippe porcine, ses paroles deviennent un tissu de mensonges, car il n’a que faire de la vérité, des valeurs humaines et universelles, du bien-être des hommes, de la santé de l’homme, de la justice, du bonheur etc. Le travail du propagandiste consiste avant tout à manipuler psychologiquement les masses. La propagande ressemble à une vaste entreprise de dénaturation du sens de l’événement en cherchant à donner une fausse représentation des motivations, des intentions et de l’interprétation donnée aux faits rapportés. Elle vise à dissimuler les vrais enjeux, les vraies intentions et les vrais projets et plans de la classe dominante. La grippe porcine est l’un des derniers thèmes de la propagande politique, conçue et mise en oeuvre par des multinationales de l’information et des mass medias contrôlées par des grands capitalistes, pour atteindre des objectifs psychologiques bien déterminés. Le thème de la grippe porcine, comme les thèmes l’insécurité, l’immigration et le terrorisme, vise à semer la peur et la terreur dans le corps social dans le but de paralyser toute volonté de révolte et toute velléité de résistance des classes dominées face à la domination de la classe capitaliste.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE 

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande,

26 mars 2009

JUSTICE INTERNATIONALE...QUELLE JUSTICE INTERNATIONALE?(1)

JUSTICE INTERNATIONALE …QUELLE JUSTICE INTERNATIONALE?(1)

Le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) Luis-Moreno Ocampo, vient de délivrer un mandat d’arrêt contre le président soudanais, Omar EL-Bachir pour génocide et crimes contre l’humanité au Darfour. C’est du jamais vu dans l’histoire judiciaire où un président en exercice se voit inculper non pas par la justice de son pays mais par une juridiction internationale. Ce mandat d’arrêt contre un président en exercice constitue un précédent et une violation de la convention de Vienne de 1961 relative à l’immunité diplomatique dont bénéficient les Chefs d’État au cours de leurs mandats. Le gouvernement et le peuple soudanais ont naturellement opposé une fin de recevoir à la décision du CPI en manifestant leur colère dans la rue et en fustigeant une justice à deux vitesses mise au service des intérêts du néocolonialisme et de l’impérialisme. Seuls quelques opposants au régime tels que EL-Turabi et le parti de la Justice et de l’Egalité qui a récemment ouvert un bureau en Israël ont approuvé la décision de la CPI. La Ligue arabe, les États arabes ainsi que l’OUA ont également rejeté la décision de la CPI.

Rappelons en quelques mots l’histoire de la CPI quitte à revenir dans notre quatrième partie sur les conditions politiques de sa création. La CPI a été créée par le traité de Rome du 17 juillet 1998 lors de la Conférence diplomatique de plénipotentiaires des Nations unies. À ce jour, 106 États ont ratifié le statut de la CPI et depuis l’entrée en vigueur de la CPI le 1er juillet 2002, c’est l’Argentin Luis Moreno Ocampo qui fait office de premier procureur. Parmi les pays qui ont refusé de ratifier le statut de la CPI figurent les Etats-Unis, Israël, Russie, Chine mais aussi le Soudan. La CPI a été conçue comme une instance permanente venant suppléer les tribunaux exceptionnels comme le TPIY(tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie), TPIR(tribunal pénal international pour le Rwanda), le TSSL(Tribunal spécial pour la Sierra Léone), le Tribunal spécial pour le Liban), des tribunaux qui sont des tribunaux provisoires et dont la création est soumise à des conditions politiques. Le CPI est compétente pour juger trois sortes de crimes jugés graves commis contre les individus: génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.   

Les chefs d’accusation de la CPI retenus contre le président soudanais EL-Bachir sont au nombre de sept; cinq sont qualifiés de crimes contre l’humanité et deux crimes de guerre. Les crimes contre l’humanité concernent: le meurtre, l’extermination, déplacement volontaire de populations, torture, et viol et les crimes contre l’humanité concernent des raids contre les populations civiles et le vol. La CPI reproche à El-Bachir d’être responsable pénalement des crimes commis au Darfour depuis 2003 contre des mouvements rebelles et les populations civiles. Les faits allégués remontent à avril 2003 avec le raid sur l’aéroport d’Al-Facher qui a été planifié, d’après l’accusation, par El-Bachir et des hauts responsables politiques et militaires. Pour l’exécution du mandat d’arrêt contre El-Bachir, la CPI va demander la coopération des États voisins du soudan et des États membres des Nations unies. Mais l’Éthiopie voisine du Soudan a fait savoir qu’elle ne collaborerait pas avec la CPI.

DROIT ET CAPITALISME

Pour justifier la création de la CPI, ses concepteurs évoquent l’universalité des Droits de l’Homme et du Droit international humanitaire et le respect d’une règle de droit. Ils considèrent la création de la CPI comme un instrument de nature à responsabiliser les dirigeants politiques en jouant un rôle préventif et dissuasif.

L’idée selon laquelle la création de la Cour Pénale Internationale est motivée par « l’universalité des Droits de l’Homme et du Droit International et le respect d’une règle de droit » est simpliste à bien des égards et elle ne résiste pas un seul instant à l’examen critique. Il faut d’emblée écarter un certain nombre de malentendus sur les concepts du droit et de la justice. D’abord, on a trop souvent associé droit et justice alors qu’il n’existe aucun rapport intrinsèque entre les deux notions. Ceux qui croient que la justice est là pour appliquer ou pour dire le droit sont le fait d’une corporation, celle des juristes fortement endoctrinée et soumise durant de longues années à un lavage de cerveaux dans les Facultés de droit. C’est cet endoctrinement qui conduit les juristes à identifier droit et justice et qui les empêche du coup de voir la vraie nature du droit qui est déterminée par les rapports de production. Il semble que le temps de faire une énième critique de la science juridique est maintenant dépassé, car tous ses postulats de base se sont effondrés comme un château de carte et que plus personne ayant un peu de bons sens ne prend au sérieux ce que raconte les juristes et les hommes de loi. Si les postulats de la science juridique se sont révélés inopérants, c’est parce qu’on a voulu dériver le droit d’une instance métaphysique, la soi-disant nature humaine immuable qui transcende l’histoire concrète des hommes et leurs conditions sociales bien déterminées. Autrement dit, ni l’État ni le droit ne peuvent s’abstraire de l’évolution historique des sociétés humaines. Plus personne ne nous fera croire que les théoriciens du droit naturel et les juristes qui s’en réclament soient capables d’expliquer et de comprendre les grandes lois d’évolution de nos sociétés. Le droit, dans ses déterminations générales, le droit en tant que forme, existe seulement dans le cerveau et les théories des juristes spécialisés et nullement dans le réel. Le droit a une histoire parallèle qui ne se recoupe pas avec la discipline juridique officielle telle qu’elle est actuellement enseignée dans les universités et les Facultés de droit. Le droit n’est pas un système de normes abstrait, il est un système particulier qui détermine les rapports contractuels des hommes; il n’est pas le produit d’un choix conscient mais il a été engendré sous la contrainte des rapports de production. En un mot, le droit moderne puise ses racines dans les rapports de production capitalistes. Car le propre du droit moderne est de créer des sujets juridiques à la fois libres et égaux. Si les hommes sont libres et égaux, ce n’est pas parce que leur nature humaine qui les rend libres et égaux mais parce que c’est le commerce juridique qui veut qu’ils soient ainsi. Ce rapport juridique qui a pour forme le contrat est l’expression des volontés à travers lesquelles se manifeste le rapport économique. Les hommes n’ont affaire les uns aux autres qu’autant qu’ils sont les propriétaires d’une marchandise. Le droit moderne est par conséquent l’expression d’un système de plein marché où les hommes deviennent effectivement libres d’aliéner leur pouvoir, à un certain prix, comme certains y sont contraints, faute de disposer des moyens de production qui leur permettraient de réaliser leur propre bien en toute indépendance. C’est bien ce type de société tout à fait distinctif qui nécessite un type de régulation juridique que Macpherson appelle « l’individualisme possessif ». L’individualisme possessif consiste à ce que les hommes sont considérés comme des propriétaires de leur propre corps, dont ils sont libres, en même temps que contraints, de vendre l’usage aux possesseurs des capitaux. C’est pourquoi la doctrine du droit naturel constitue le fondement de toutes les théories bourgeoises du droit. A une certaine époque, l’école du droit naturel fut l’expression la plus marquée de l’idéologie bourgeoise. Mais passé le XIXe siècle, l’idéologie du droit naturel semblait battre de l’aile et il a fallu la remplacer par une autre doctrine plus adaptée à l’évolution de la bourgeoisie et à la consolidation de son État de classe. Le signe de l’épuisement de la doctrine du droit naturel a été donné par le positivisme juridique et l’école normative de Kelsen qui conçoit le droit comme un système hiérarchique de normes où les normes supérieures déterminent les normes inférieures. Avec le positivisme juridique de Kelsen, le droit s’est perdu dans des artifices méthodologiques et formels-logiques stériles à bien des égards.

DROIT INTERNATIONAL OLIGARCHIQUE ET PLOUTOCRATIQUE

Sur l’existence ou non d’un droit international, les opinions divergent. Les négateurs du droit international refusent d’attribuer  au droit international le statut de droit. Outre le professeur allemand Gustav Adolf Waitz, Hans Morgenthau, principal théoricien de l’école réaliste, réagit vigoureusement contre ceux qui croient en l’existence d’un droit international. Dans son « Politics among Nations, the struggle for Power and Peace ». Hans Morgenthau considère que les États poursuivent un seul objectif: l’accroissement de leur puissance économique, politique, militaire et culturelle. Il reconnaît certes un certain rôle au droit international, à la morale et à certains mécanismes des organisations internationales mais seulement à titre de modérateurs et de frein à la volonté de puissance des Etats. Pour garder sa puissance, l’État ne doit pas hésiter à recourir à la force pour appuyer le cas échéant sa diplomatie. Celle-ci peut en effet utiliser trois moyens: la persuasion, le compromis et la menace d’user de la force. Hans Morgenthau a été influencé par l’historien allemand Treitschke et par le théologien Reinhold Niebuhr qui considère que la nature humaine étant corrompue par le péché, c’est ce qui rend les collectivités et les sociétés humaines encore plus égoïstes et plus violentes que les simples individus.  Morgenthau s’oppose à l’idée que la paix puisse être préservée par une gouvernance mondiale. Morgenthau est d’accord avec le Président Harry Truman qui voulait faire de l’Amérique la nation la plus forte et une puissance assumant un rôle de dirigeant dans les relations internationales.

Cette conception réaliste de Morgenthau a fait des adeptes en Europe avec le professeur anglais G. Schwarzenberger, Raymond Aron et Georges Burdeau en France. Pour ce dernier, le droit international n’est pas un véritable droit en établissant une distinction entre ceux qui conçoivent le droit international et ceux qui l’appliquent, c’est-à-dire les Etats. Une deuxième objection soulevée par Burdeau contre le droit international est l’existence de règles internationales d’origine diverse qui empêchent la formation d’un corpus cohérent et sans faille. Mais le droit international a aussi ses partisans comme G. Scelle, disciple de Léon Duguit et de Durkheim, qui a élaboré une théorie solidariste de la société internationale.

Mais l’erreur des partisans comme des adversaires du droit international réside dans le fait qu’ils considèrent le droit comme l’expression d’une « communauté » d’intérêt, d’idéologies, de croyances, de valeurs etc. Dans leur conception du droit international, les théoriciens du droit international éludent la question des antagonismes et des contradictions sociales. D’abord, le droit international fait partie de la superstructure idéologique et il est au même titre que le droit interne, le produit des rapports de production capitalistes. Si droit international il y a, il ne saurait être que l’œuvre d’États hégémoniques qui édictent eux-mêmes les règles du jeu et qui les imposent par la force et par la violence aux États faibles. S’il y a droit dans nos sociétés actuelles, ce n’est pas, comme affirment les juristes, par amour de la justice, la quête du juste et le respect des principes moraux mais pour maquiller par des artifices juridiques et des schémas formels, les antagonismes et les contradictions sociaux. Le droit international actuel, comme le droit interne, permet justement l’escamotage momentané des antagonismes entre les États et la dissimulation des mécanismes de l’exploitation dont sont victimes les États faibles. C’est pourquoi on peut dire avec M. Bedjaoui, que le droit international qui régit actuellement les relations entre les États, est un droit oligarchique et ploutocratique qui a été mis en place par quelques États capitalistes membres d’un club fermé pour leur permettre d’exploiter les peuples du Tiers monde. Ce sont les fondements de ce droit international oligarchique et ploutocratique que les États du Tiers-monde ont toujours cherché à remettre en cause. En vain.

Fin de la Première partie

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : justice internationale, droit international, Cour pénale internationale, droit, capitalisme

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